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Les anglais ont toujours été puissamment imaginatifs dans la catégorie « créons un mouvement de toute pièce qui s’appellera new (mettez là ce que vous voulez) et le groupe (idem) sera le nouveau meilleur groupe du monde ».
Flashback.
Il y a 6 mois, le NME annonçait l’arrivée de The Klaxons, le nouveau meilleur groupe du monde, et de la nu-rave. Mouvement sous entend plusieurs groupes. En voici un, les écossais de Shitdisco.
Kingdom of Fear, leur premier opus, est une petite cochonnerie. Le genre d’album carburant à fond pendant 40 minutes, première écoute presque indigeste et à la seconde, tiens donc, tout ou presque sonne comme des invitations à retourner sur le dancefloor, pour voir.
Alors bien sûr Shitdisco a presque tout bon au niveau coolitude : le son post-punk bien dans l’air du temps, l’énergie d’un hooligan imbibé et les refrains. Surtout.
L’ouverture « I know Kung-fu » est typiquement crétin mais irrésistible et mine de rien, les trois titres suivants ne sont que tubes : « Reactor party », « Disco blood » et l’infernal « 72 virgins ». Ce sont ces trois titres là qui donnent au disque un aspect addictif indéniable. Plus que le scandé et répétitif « Dream of Infinity » qui, malgré un relatif ennuie, réussit à fasciner sur la longueur. Chamanique ou répétitif ?
Kingdom of Fear fait montre avant tout d’une énergie superbe, à l’image de l’album des Klaxons, référence logique et immédiate, et, à l’instar de ce dernier malheureusement souffre sur la longueur d’un manque évident de subtilité et de son côté très oppresseur qui fait qu’on l’écoute toujours avec plaisir, mais rarement, et encore moins en rentrant du boulot.
Shitdisco fait sans surprise plus office de bande-son de soirées alcoolisées que de tourments internes mais l’album est assez intéressant et accrocheur, malgré des titres faiblards, pour qu’on s’intéresse à Shitdisco même lorsque le NME sera passé à autre chose. Un titre tel « Lover of the others » ne peut pas avoir été composé par des gens totalement dénué de talent.
En résumé, Shitdisco et son Kingdom of Fear est plus à écouter avec vos potes lors de soirées PES 2008 qu’en essayant de séduire Marie, la brunette en fac de lettres.