Serart, c’est une sorte d’ovni musical qui se serait écrasé sur la planète Serjical Strike (label de Serj Tankian de System Of A Down) toujours inhabitée, lors de la collision de l’univers politico-engagé de Serj et d’Arto, musicien à vie. C’est aussi comme si les restes se seraient échoué un peu partout dans le monde pour être sûr d’être imprégné de tous les genre musicaux.

Alors que l’intro peut annoncer une quelconque bo de film dramatique arrive ‘Cinema‘ qui décidemment, ne fait que confirmet cette impression. Et pourtant, rapidement on se rend compte que c’est quelque chose d’à part, de différent. Non, pas comme Corky l’enfant pas comme les autres, mais plutôt comme… Ouais vous avez compris. Impossible d’étiqueter l’album tant la construction est chaotique. Rien que Cinema, à vrai dire et très honnêtement lors de la première écoute, est presqu’insupportable à entendre. Le rythme drum and bass est plus ou moins classique, mêlé à des instruments à vents tour à tours suivis d’instruments orientaux et de… gros riffs. Mais au fur et à mesure, l’album gagne une dimension réellement artististique avec une tonne d’influence impossibles à énumerer. Mention spéciale à ‘Narina‘, chanson affublée d’une voix féminine plus que bienvenue. Serart donc nous sert ici une sorte de compil’ du monde, avec du bon, et du moins bon. ‘Devils Wedding‘ sent bon les rythmes ancestraux autour d’un feu et on ne peut s’empêcher de fermer les yeux et de se prendre au jeu. Une fois entré dans le trip, ‘Black Melon‘ ne pourra qu’être apprécié confortablement posé dans un salon. Et alors qu’on commence à apprécier pour de bon l’album vient ‘Facing The Plastic‘ difficilement abordable tant les mélanges y sont présents…

En fin de compte, un album qu’on pourra passer de temps en temps si l’envie nous en prend mais il faudra être plutôt du genre très ‘open mind’. Et moi dans mon cas, y a qu’à voir ce fameux cd toujours encastré dans la porte de mon cher ami depuis maintenant deux mois, trois jours et 14 heures…