Un an déjà que New Wave est disponible, quatrième album du quatuor originaire de Floride, il a bénéficié de tous les éloges de la presse internationale. Pour la petite histoire, Warner Music France a refusé de le sortir soutenant l’idée qu’il ne se vendrait pas assez bien par chez nous. L’indépendant Fargo Records s’en occupe donc et ne fait pas les choses à moitié : il l’agrémente de 5 titres inédits ainsi que d’un livret retravaillé.

C’est le riff du morceau titré comme l’opus qui introduit ces 50 minutes de rock au sens le plus strict du terme. En effet, il ne faut pas s’attendre avec cet album à quelque chose de visiblement innovant, en tout cas lors des premières écoutes. Les chansons s’enchainent tels des hymnes punk mid-tempo, c’est gras, entrainant, l’album tourne, et on se retrouve comme des cons à chanter seuls dans la rue.

L’intro de ‘Born On The FM Waves Of The Heart‘, titre qui bénéficie de la présence de Tegan Quin (de Tegan & Sarah), est longue et même surement un peu trop, ce qui est également le cas de 2/3 autres chansons de cet album. La tentation de passer les titres est bien présente, mais les voix s’emballent, les amplis saturent et on retrouve une puissance étonnement fraiche. L’album divise cependant et deux fans de Reinventing Axl auront des avis pouvant être totalement opposées. On est aux premiers abords loin des prémices du combo, seules les écoutes nous prouvent que nous avons tort. ‘Stop!‘ ainsi que ‘Piss And Vinegar‘ et leurs accents très british rock ne contrediront pas les puristes, la prod est propre à l’extrême, ça sent beaucoup moins la bierre, il faut attendre l’étape du live pour voir un groupe fidèle à ses idées, authentique.

En ce qui concerne les cinq chansons propres à notre version française, elles ne valent pas forcément un ré-achat de l’album mais certainement un ré-intérêt envers ce dernier. Et pour une fois que ce sont les fans étrangers qui vont aller chercher de l’import français, on ne va pas se plaindre ! Ces cinq chansons qui clôturent l’album sont dans la continuité de celui-ci, l’ensemble reste donc cohérent et nul doute que ‘So Much More‘ ou ‘Gipsy Panther‘ auraient clairement eu leur place dans la première version.

La simplicité apparente de cet opus est ce qui lui donne toute sa puissance. Le travail important apporté aux voix, passant d’un chant systématiquement crié à quelque chose de plus rocailleux, rend l’enregistrement beaucoup plus accessible et très certainement l’un des travaux ‘rock’ les plus aboutis du moment. On n’a peut être pas le droit à un Nevermind du XXIe siècle mais ce New Wave est à se procurer sans hésitations.

‘We can be the bands we want to hear.
We can define our own generation.
Is there anybody on the receiving end?
Are you ready to brave new directions.’