Depuis leur premier album, les ecossais de Franz Ferdinand m’ont toujours bien plu. Enfin à chaud en tout cas, sur le moment. A chaque fois, sur album, en concert, sur DVD, ça a marché. Fraicheur, générosité, bonne attitude, bons titres, tout est là pour emballer la masse. A chaud. Parce qu’au final, en dehors de ces sorties, il est rare que les cds ressortent de mes étagères. C’est donc plus par curiosité que chose que j’ai décidé de parler du troisième album studio, Tonight.
J’ai surtout pensé qu’ils avaient un truc cool. Beaux, gentils, propres sur eux, jamais un larsen de travers, plus chics que le cadavre de Doherty, en perpétuelle décrépitude depuis sa première mort (artistique, si si, son suicide avec son premier album solo). Bref, Franz Ferdinand rien de génial, de transcendant, mais à chaque fois, je me fais avoir comme un bleu.
Cet album ne déroge pas à la règle, c’est tout mignon de bout en bout. Aucune couille coincée dans la fermeture du costard Gucci, aucune mèche de travers, et pas beaucoup de sueur non plus. Tout en retenue. On a du single à foison ‘Ulysses’, ‘No Your Girls’ ou le bon ‘Live Alone’. Bon j’éxagère, quelques morceaux sortent un minimum du lot. J’aime bien le molasson ‘Twillight Omens’ ou ‘Bite Hard’ qui renoue vite fait avec les titres les plus énergiques du groupe, voir même le gentiment acidulé ‘Lucid Dream’, qui aurait pu être un titre génial si le côté electro avait été poussé un peu plus et sans ce truc ignoble en basses chelous qui finit le morceau.
Et puis bon, que serait Franz Ferdinand sans ses ballades. Donc c’est le convenu ‘Katherine Kiss Me’ qui clôt mielleusement l’affaire. La réelle critique de cette album étant le constat suivant : Le coup de la fraicheur à une odeur de dessous bras quand on nous la ressert à chaque fois. Certes, l’album est agréable à écouter, et je pense même qu’en concert, les Ecossais doivent être toujours aussi cools à voir, mais voilà, je me dis en réécoutant ce troisième album qu’il n’a rien de plus que les deux excellents précédents, qu’il n’apporte rien de neuf, de « frais », et qu’au final, après quelques écoutes, il retrouvera ses prédécesseurs sur l’étagère jusqu’au prochain opus du groupe.
