Une atmosphère envoutante. Un déluge de notes avides de sueur. Un rock furieusement apaisant. Des influences aussi variées qu’étonnantes. Des accélérations soudaines prenant au dépourvu. Ambiance jazzy. Un rock épuré pour des arrangements luxueux. Des touches hardcore sans arme ni violence. Une guitare déjantée se tordant de plaisir, naviguant entre un Jimmy Page sous champi et un Omar Rodriguez-Lopez sous acide. Un synthé évitant soigneusement les horreurs des années 80 pour ne transmettre que l’essentiel. Une odeur excitante. Une voix haut perchée, énergique, se dépensant sans compter. Un batteur inventif, surprenant et polyvalent. Des rythmes pluriels, comme une harmonie de souffles saccadés.

Un bien-être désarmant tout au long de l’écoute. Un final étourdissant d’intensité. Le sourire béat accroché aux lèvres après ces 45 minutes de volupté. L’impression de toucher au sublime. Une difficulté certaine pour remettre ses idées en place. Un monde entier qui s’est évanoui l’espace d’un instant musical. Un sentiment de tempête assagie sereinement. ‘Zen Mode‘. O! The Joy.