Pour voir les retraités de Chickenfoot s’amuser avec leurs voitures, moto, villa, et câbles, direction le clip de « Soap On A Roap« .
Chers fanatiques, nous cédons aujourd’hui à la grande facilité du XXème siècle : Les blondes à guitare.
Mais pour la bonne cause : la non musique. Personne ne l’ignore. La non musique est une des branches de la musique, mais d’une musique fabriquée pour se vendre en supermarché rayon variété et tourner en matraquage sur les radios plus ou moins ringardes. La non musique se consomme comme des petits pains grillés et fourrés au chocolat danette, et fait tourner l’industrie rouillée et maladive du disque (et encore). Nos stupides héros sont des jeunes friqués, bien typés, bien lookés, et surtout bien coiffés (Avril Lavigne, Jonas Brothers, BB Brunes, pour en dire gros). Héros d’un monde nocif, celui la musique de jeune pour jeune qui fait preuve d’une désuétude inquiétante, comme si l’on prenait réellement les jeunes pour des tarés déficients. Mais je vous le répète, tout est une histoire de coiffure. Preuve avec nos super copines des Plastiscines et leurs cheveux longs, lisses, taillés d’une frange qui aujourd’hui se cache au fond de l’usine hype.
Sans doute tout juste sorties du cocon familial bourge par le biais de cette scène lancée par le Gibus (et malheureusement par [b]Rock’n’Folk[/b] : couverture du R&F de Mars 2007), les Plastiscines (en référence à l’immense trip » [i]Lucy in the sky with diamond[/i] « ) nous en presse le citron.
Ces fifilles à papounet n’ont pour argumenter intelligemment, aucun talent et sont vraiment à chier. Sur scène ça hurle dans le sur-aiguë et ça résonne métallique au fin fond de l’oreille jusqu’à scier les os. Grand Dieu du rock’n’roll pardonnez mon pêché mortel, j’ai eu le malheur de vous déshonorer pendant quelques minutes à la fête de l’humanité l’année dernière. J’ai entrechoqué mon regard avec celui d’une scène où quatre filles apparemment super clean scandaient d’horribles sous-hymnes féministes (Tu n’est qu’un loooser..) Seulement vos disciples défoncés jusqu’aux ongles des pieds avaient la force de rester.
Le LP1 est un petit rock (doux euphémisme) de gamines ignorantes, qui jouent de la guitare aussi bien qu’elles se font haïr des filles. On tourne en rond dès les 20 premières secondes de la première chanson. Pourquoi en dire plus?
Au fond on s’en bat l’aubergine.
