La malédiction Rock en Seine

vm5
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L’épisode Amy Winehouse était déjà super drôle mais cette année le festival Rock en Seine a vu les choses en grand ! Alors que Bloc Party était en fin de set leur manageur monte en scène pour dire au chanteur qu’Oasis ne jouera pas ce soir. Quelques rires par ci par là, les londoniens sont très heureux de s’annoncer tête d’affiche de la journée tandis qu’une bonne partie du public – qui n’y croit clairement pas – trouve la blague assez amusante.

Mais à 22h, alors qu’Oasis devait entrer sur la scène principale, Bloc Party continue son show pour une petite dizaine de minutes ce qui est assez anormal. C’est à ce moment qu’un bonhomme pas bien chanceux monte sur la scène principale pour annoncer officiellement que le groupe tant attendu ne jouera pas, les frères Gallagher s’étant battu en coulisse. Le groupe n’existerait plus et la tournée est annulée. Madness a assuré la relève à partir de 22h50 pour la seconde fois de la journée.

France Info nous en dit un peu plus sur cette mystérieuse altercation : « Il semble que l’altercation en question a été déclenchée par le retard d’un des frères Gallagher. Les deux hommes en sont venus aux mains, et au moins « une guitare Gretsch a volé en éclats », rapporte l’une des reporters de France Info présentes sur place. » Amy Macdonald rapporte les mêmes informations sur twitter.

Morale de l’histoire ? Si Rock en Seine annonce un groupe à risque comme The Libertines pour l’édition 2010, restez chez vous et regardez plutôt Secret Story.

EDIT de 00h50 : Sur Oasisnet.com nous pouvons lire un message de Noel « It’s with some sadness and great relief to tell you that I quit Oasis tonight. People will write and say what they like, but I simply could not go on working with Liam a day longer.
Apologies to all the people who bought tickets for the shows in Paris, Konstanz and Milan.
« 

Une traduction serait inutile, Noel quitte tout simplement le groupe car il ne peut plus travailler un jour de plus avec Liam. Original.
Après un premier album à peine importé, un second qui a fait le bonheur des médias mondiaux (même à France, de MTV à Fun Radio, en passant par MCM, Europe 2, Rock Sound et NRJ) avec son pop punk ensoleillé et un troisième plus sombre, plus sanglant (cf. l’artwork qui a fait peur à pas mal de mères voulant offrir un cadeau trop frais à leurs progénitures) et résolument punk-metal, Sum 41 revient en 2004 avec « Chuck« , et son titre en hommage à [b]Chuck Pelletier[/b], représentant de l’ONU qui a sauvé la vie du groupe (et de quelques autres personnes) lors d’un affrontement surprise entre milices armées au Congo, où le groupe faisait du caritatif. « [i]C’est mi-gnooooon[/i] ». Bref. Le contenu du skeud. Une seule tuerie : « [i]We’re All to Blame[/i] ». Couplets heavy et refrains posés, avec engagement politique bisounours parce que la guerre, c’est mal. Décrit comme ça, la tuerie n’est pas forcément perceptible, mais écoute quand même. Le reste de l’album ? De la soupe. De la soupe vaguement heavy metal, dans un premier temps. Le groupe aimait bien déconner via ce style (« [i]Pain For Pleasure[/i] » en 2001), mais là, ils sont sérieux, et ça pique. Aucune accroche, aucune originalité. Un truc vraiment trop linéaire. En outre, [b]Deryck Whibley[/b] (chant, guitare, gros pif), fraichement brun ascendant corbeau, ne sait pas gueuler. Problématique quand on fait une musique un tantinet énervée. De la soupe bien mielleuse, dans un second temps. [b]Universal[/b] a bien pris le soin de publier en single les deux ballades à la con de l’album : « [i]Some Say[/i] » et « [i]Pieces[/i] ». Lisses, larmoyantes, chiantes. Blink-182 l’a déjà fait (« [i]Adam’s Song[/i] »), mais c’était plus raffiné. Peut-être une erreur de parcours.
Seulement voilà, deux ans plus tard, [b]Dave Baksh[/b], le talentueux guitariste lead au bronzage qui fait sans aucun doute frémir [b]Silvio B.[/b], quitte le navire pour monter son propre groupe (dont on a peu entendu parlé). Sous forme de trio, les canadiens n’arrivent pas à redresser la barre, même en revenant à des tonalités plus pop punk (« Underclass Hero« , 2007), même en revenant à une couleur capillaire proche d’un jaune pisse. Définitivement tombé dans les profondeurs abyssales des grilles nocturnes de MTV, Sum 41 ne tombe pas dans l’oubli grâce à un petit détail. On ne se souvient pas de Sum 41 comme « [i]le groupe de petits cons qui a écrit « In Too Deep » en 2001″[/i]. Non, on se souvient de Sum 41 car « [i]c’est le groupe du mec d'[b]Avril Lavigne[/b][/i] ». Triste.

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