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Woods est un groupe sympathique, répétant de façon assez qualitative la même recette depuis quelques années maintenant, a savoir un mélange souvent bon de folk et d’envolées psychées. Sympathique et productif, puisque cette mouture 2016 représente le neuvième album du groupe, en dix ans d’activité. A l’écoute des précédents (bons, voir très bons ) albums, on pouvait se demander assez légitimement si avec ce “City Sun Eater In The River Of Light”, la recette évoquée plus haut allait de nouveau fonctionner. Non pas que ça devienne lassant, mais à l’instar d’une (vieille) chronique des Vines sur Visual, j’avais finalement un peu peur de les retrouver dans une certaine “zone de confort” et d’avoir à résumer cet album par “Quoi de neuf chez Woods? toujours rien…”

Promenons nous dans les bois…

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On ne peut être que frappé par la production assez léchée, déjà aperçue sur “With Light and with Love”, tranchant avec le côté parfois plus DIY et plus immédiat des albums précédents. On semble donc sêtre définitivement de l’aspect Lo-fi qui qualifiait bien le groupe jusqu’en 2011. Cependant, cela ne nous fera pas bouder notre plaisir puisque “Sun City Creeps” est une entrée en matière plus qu’aguicheuse. Des cuivres, un côté presque reggae et la voix (toujours haute perchée) de Jeremy Earl nous prennent de court. Sans être excessif et aller jusqu’à parler de prise de risque, on est donc agréablement surpris par cette entrée en matière aussi inattendue que bienvenue., se concluant par un mariage heureux entre guitares psychées et cuivres.

… mais profitons en pour explorer et chercher

Cette impression se reproduira finalement tout au long de l’album, et cette exploration de nouvelles sonorités et nouveaux arrangements (souvent de façon sobre) confère à cet album un sentiment de fraîcheur quasi inespéré et plutôt réjouissant. L’impression que le son du groupe prend de l’ampleur seulement par l’ajout de quelques touches cuivrées, et l’utilisation de rythmiques différentes montre bien ici qu’on peut tenter des choses sans partir totalement en roue libre. “The Take” et “The Other Side” en sont la parfaite illustration. Les guitares wahwah et légèrement fuzzées entretiennent le lien qui nous avait fait aimer Woods jusque là, sur “I See in the Dark” et “Politics of Free”. “Hollow Home” elle, viendra clore un opus de 42mn, où, jamais aucune lassitude ne se fera sentir.

 

 

Une sensation de fraîcheur en ressort donc, et à la question de départ “Quoi de neuf chez Woods?” On répondra que la découverte de “City Sun Eater In The River Of Light” se fait avec un intérêt constant et un réel plaisir, probablement comme eux au moment de composer et de chercher de nouvelles pistes. C’est donc de façon assez intelligente que les new-yorkais évitent la facilité et la répétition, tout en mettant en avant une curiosité et une créativité qui font de cet album la vraie bonne surprise du moment, parce que pour tout dire je n’aurai pas forcément misé dessus avant de l’écouter.

Woodsband

Woods ✖︎ City Sun Eater In The River Of Light
Une fraîcheur inespéréeUne production léchée, mais finalement assez sobreWoods qui surprend, tout en gardant la fougue psychée d'avant
4.0Note finale
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