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Nous avions déjà eu l’occasion de rencontrer Enter Shikari l’an dernier pour leur concert à la Cigale. “The Mindsweep” venait de sortir et il s’agissait de la première date d’une tournée visant à défendre un album qui a aujourd’hui largement fait ses preuves. Les questions fondamentales (dont la thesis de Rory C) ayant été traitées la dernière fois, nous étions donc plus libres de nous concentrer sur leur actualité. Pas de nouvel album, mais un album de remixes, une tournée un peu particulière et un nouveau single inter-album.
C’est donc quelques heures avant un concert au Trabendo dont la oufitude ne faisait aucun doute que nous avons pu discuter avec Rob (le batteur, à gauche) et Chris (le bassiste, à droite).

Vous attaquez cette tournée européenne avec cinq dates en France. C’est un petit Tour de France que vous nous faites là. Comment se sont passées les premières soirées ?

Chris : Très bien, on s’est bien amusés. Évidemment on n’avait jamais fait autant de dates en France sur une même tournée. C’était important pour nous d’essayer de bouger un peu pour ne pas seulement se contenter de Paris.

Ce soir vous avez The Qemists en première partie. Vous les aviez déjà amenés avec vous en 2009.

Chris : C’était ici ?

Oui, à Paris.

Chris : Je savais que c’était ici ! Je l’ai répété tout la journée mais je n’arrivais pas à me rappeler si c’était vraiment cet endroit !

Ça vous rappelle des souvenirs ?

Chris : Ben, seulement à moi ! (rires)
Rob : C’était dans cette salle ?

Non, c’était pas cette salle. C’était à la Maroquinerie.

Chris: Ah, donc c’était pas cette salle ! Non ! (rires)

Enter Shikari Interview

Remix

A propos de drum n’ bass, vous avez entièrement fait remixer votre dernier album “The Mindsweep” par les artistes d’Hospital Records. Comment s’est produite cette collaboration ?

Rob : On a toujours été fans de drum n’ bass. Notre musique se prête particulièrement bien aux remixes dance parce qu’elle a beaucoup d’influences electro.

Chris : On a commencé à en parler quand on était chez Atlantic Records. La première fois qu’on a eu des remixes de nos morceaux ils les ont fait écouter à des gens d’Hospital. C’est là que la connexion s’est établie.

Rob : Je crois que c’était une idée entre notre manager et les mecs du label. Ils en ont parlé un moment puis nous l’ont suggéré. On était vraiment partants. On adorait l’idée. Je ne crois pas que ça ait déjà été fait. Easy Star All-Stars a fait des versions reggae d’autres albums, mais ça reste quand même assez rare. Ce que j’ai trouvé génial c’est que les artistes d’Hospital couvrent un spectre assez large. C’est uniquement de la drum n’ bass mais quand tu écoutes l’album il y a beaucoup de différences de style et d’ambiance. Ce n’est pas que de la jump up drum n’ bass ou que de la liquid drum n’ bass. Il y a des hauts et des bas comme sur l’album à l’origine, c’est plutôt sympa.

 

“Ce n’est pas que de la jump up drum n’ bass ou que de la liquid drum n’ bass. Il y a des hauts et des bas comme sur l’album à l’origine, c’est plutôt sympa.”

Quadriphonique

Vous revenez tout juste de votre plus grosse tournée anglaise à ce jour, où vous avez utilisé la technique du son quadriphonique, qui permet d’entourer le spectateur avec des amplis situés aux quatre coins de la salle. Vous pouvez nous en dire un peu plus là-dessus ?

Chris : C’est une idée qu’on voulait réaliser depuis un moment et cette tournée était la première vraie opportunité qu’on a eue de le faire. Ceci étant dû à la taille des salles et au fait qu’on pouvait apporter tout notre matériel nous-mêmes. On a passé les deux premiers mois de l’année à écrire des sons et parties qui fonctionnent bien en son quadriphonique.

Rob : Il a d’abord fallu qu’on choisisse une setlist. On a passé les chansons en revue en se demandant quels sons on pourrait faire se déplacer dans la salle, ce qui marcherait de ce point de vue-là. Une des difficultés auxquelles on s’est trouvés confrontés était qu’on ne pouvait pas utiliser des sons trop rythmiques à l’arrière de la salle. Parce que si tu diffuses un claquement à travers tous les speakers au même moment, comme le son met un léger temps à voyager, et ce particulièrement dans les salles les plus grandes, les gens à l’avant vont entendre un deuxième claquement en décalé. Donc il fallait que ce soit plutôt continu ou étendu, des effets sonores qui bougent autour de la tête des gens et ne suivent pas un rythme.

Chris : Ça a été un long apprentissage pour nous.

Rob : On aurait pu le faire de plusieurs façons différentes. Il y avait cette boite appelée TiMax…

Chris : C’est juste une sorte de software, ou même de hardware, qui a été développé pour te permettre d’envoyer de l’audio à travers les speakers à différents moments. On a fini par ne pas l’utiliser, tout écrire et faire ça nous-mêmes.

Rob : Alors les fichiers eux-mêmes étaient en surround sound plutôt que de simplement donner les fichiers à cette boite qui les passerait en surround sound. On s’est bien amusés. On a toujours été un groupe un peu intimiste. On se retrouve toujours dans le public et on interagit beaucoup avec eux. C’était un moyen pour nous de faire ressentir aux gens que même dans une grande salle ils n’étaient pas dans un grand espace vide. Le show les encerclait et allait vers eux physiquement, ça a vraiment fonctionné.

Enter Shikari Quadraphonic Sound

“Le show les encerclait et allait vers eux physiquement, ça a vraiment fonctionné.”

Acoustique

Au même moment vous avez joué un de vos concerts les plus intimistes avec une session acoustique dans une salle de théâtre abandonnée d’Alexandra Palace. Est-ce que c’est quelque chose que vous seriez tentés de recommencer ?

Chris : On a commencé à faire des sessions acoustiques un peu plus fréquemment et on aime ça. C’est une opportunité pour nous de présenter nos morceaux sous un jour différent, d’utiliser des instruments différents, de créer une autre ambiance…

Rob : C’est bien de pouvoir montrer aux gens qui auraient des doutes sur nous que notre musique peut être très mélodique et qu’elle se traduit aussi bien en version acoustique qu’avec des grosses guitares amplifiées.

“C’est bien de pouvoir montrer aux gens qui auraient des doutes sur nous que notre musique peut être très mélodique et qu’elle se traduit aussi bien en version acoustique qu’avec des grosses guitares amplifiées.”

Astronomique

En janvier vous avez sorti digitalement votre nouveau single “Redshift”. Vous avez publié des chansons entre vos albums depuis “We Can Breath In Space”. Qu’est-ce qui vous pousse à procéder de cette façon ?

Chris : C’est juste ce qu’on fait quand on a du temps, quand on est chez nous et qu’on ne veut pas rester là à rien faire. C’est bien qu’on puisse faire ça. Ça permet de maintenir les gens engagés et c’est sympa de simplement enregistrer une chanson en studio et la sortir juste après.

Vous n’enregistrez qu’un chanson à chaque fois ?

Chris : Ça dépend du temps dont on dispose. On essaye toujours d’en enregistrer le plus possible.

Les paroles de cette chanson contiennent de nombreuses références astronomiques. Depuis le début du groupe on dirait que l’espace est un thème qui vous passionne tout particulièrement.

Rob : On vit tous sur ce petit caillou qui flotte dans l’espace infini. C’est tellement impressionnant à chaque fois que tu regardes le ciel, alors c’est dur de ne pas être inspiré par ça ou même d’y penser. Plusieurs fois par jour j’imagine que les gens doivent avoir ça à l’esprit. Pour les paroles tout vient de Rou. C’est étrange que je sois plus intéressé par la science depuis que j’ai quitté l’école. Quand j’étais à l’école je détestais apprendre ce genre de chose. Je le faisais parce qu’on m’y obligeait.

Chris : Mais maintenant c’est devenu vraiment intéressant.

Rob : Ouais ! Je trouve ça incroyable rien que d’y penser !

Alors on pourrait vous imaginer reprendre le “Galaxy Song” des Monty Pythons ?

Rob : (rires) Je crois que je ne la connais pas ! On regardera ça !

Cinématique

L’an dernier j’avais demandé à Chris et Rory s’il y avait des chances pour qu’on revoie vos prétendus ancêtres Jonny and the Snipers, et ça a été le cas avec la vidéo de “There’s a Price On Your Head”. Comment ça s’est fait ?

Rob : C’est surement à cause de tous ces gens qui nous harcelaient pour savoir si on allait faire une autre vidéo ! (rires) On a eu l’occasion de la faire dans le court laps de temps qu’on a eu. Rory et Rou ont fait la version funky jazz des riffs.

Chris : Je crois qu’ils ont commencé à faire les démos sur la route pendant qu’on tournait. Puis on a eu une semaine ou deux et ça nous a semblé être l’opportunité qu’on attendait pour la faire.

On a vu Rou jouer de la trompette sur la première vidéo de Jonny and the Snipers, mais maintenant il en joue aussi à vos lives. Jusqu’où est-ce que ça va aller ?

Chris : (rires) C’est le premier instrument qu’il a appris. Il fait toutes les parties de trompette sur nos albums.

Rob : On a d’ailleurs fait un concert avec un quintet de cuivres. C’était à Glastonbury il y a cinq ou six ans. C’est super marrant alors peut-être qu’on recommencera. Rou jouera de la trompette ce soir d’ailleurs.

Jonny and the Snipers fait aussi une apparition sur le clip de “Slipshod”. Maintenant on sait que ce clip était en fait la première partie d’une histoire qui se poursuit dans le clip de “There’s A Price On Your Head“. C’est Peter MacAdams qui s’est chargé de l’animation, comment l’avez-vous rencontré ?

Chris : On ne l’a jamais rencontré en personne.

Rob : On parlait de faire un clip animé depuis si longtemps.

Chris : On a toujours été d’énormes fans de Ren and Stimpy, dont il a fait l’animation.

Rob : C’est un dessin animé pour enfants bizarre et psychédélique, mais sur certains passages on pourrait croire que ce n’est pas vraiment approprié pour les enfants ! (rires) Quand notre manager Ian nous a dit qu’il avait été en contact avec lui, on a immédiatement sauté sur l’occasion.

Chris : Je pense que c’était un de ces moments où tout s’est déroulé parfaitement. Depuis le fait que lui soit disponible et que nous nous en rendions compte puis prenions contact avec lui, jusqu’au choix de la chanson et de ses paroles. Tout semblait s’emboîter parfaitement.

“On dirait qu’il a saisi nos personnalités.”

Et qu’est-ce que vous avez pensé de la façon dont il vous a représenté ?

Rob : C’est assez marrant ouais ! (rires)

Chris : On dirait qu’il a saisi nos personnalités.

Rob : Notre manager Ian est aussi dedans. Et aussi Tim, un mec avec lequel on a beaucoup travaillé. Il les a représentés parfaitement tous les deux ! C’est exactement eux ! (rires)

Enter Shikari MacAdams

On va faire une question intelligente avant de passer à la question stupide : quelle est votre opinion sur la possibilité que le Royaume Uni quitte l’Union Européenne ?

Rob : Personnellement, je suis contre. Je pense qu’on a besoin de plus de cohésion dans le monde et des moins de division. Pour être honnête, je ne suis pas expert en économie mais je pense que d’un point de vue humaniste  ce serait une mauvaise chose pour tout le monde. C’est mon point de vue personnel en tout cas.

Et maintenant la question VisualMusic : putes ou coke ?

Chris : (rires) Les deux vont ensemble ! Je n’ai jamais fréquenté de prostituée alors…

Rob : (rires) Je n’ai jamais pris de cocaïne non plus ! Je vais éviter, je préfère ne pas répondre !

Merci à Enter Shikari, à Keith et à Elodie de Him Media.
Photos : Lucky

 

ENGLISH VERSION

You start this European tour with five dates in France. It’s kind of a small Tour de France that you are doing here. How were the first nights?

Chris : They have been great. Really good fun. Obviously we haven’t ever played as many shows in France as this. It was important to try to get around a bit more and not just do Paris. So yeah we’ve been really enjoying it.

Tonight you have The Qemists opening. You already had them in 2009.

Chris: Was that here?

Yeah, in Paris.

Chris: I knew it was here! I’ve been saying it all day, but I couldn’t remember if it was this place!

Does it bring back memories?

Chris: Well only to me! (laughs)
Rob: Was it this venue?

No, it wasn’t this venue. It was at la Maroquinerie.

Chris: Ah, so it wasn’t this venue! No! (laughs)

Enter Shikari Interview

Remix

Speaking about drum n’ bass, you had your last record “The Mindsweep” entirely remixed by Hospital Records’ artists. How did that collaboration come to be?

Rob: We’ve always been fans of drum n’ bass music. Our music lends itself very well to be remixed in any dance genre because there is so much electronic influences in there.

Chris: It came about when we were licensed at Atlantic Records. The first time we had any remixes done they put it out to some people at Hospital. That was where the connection established.

Rob: I think it was an idea between our manager and the guys at the record label. They kind of bounced around a little bit a suggested it to us. We were well up for it. We really loved the idea. I don’t think it’s been done before. Easy Star All-Stars did some reggae versions of other albums. It’s not done very often. The great thing about it was that the artists on this label have such a range of different styles. I mean it’s all drum and bass but when you listen to the album there’s so many differences of style and vibes in there that it’s got a lot in it. It’s not all sort of jump up drum n’ bass. It’s not all liquid drum n’ bass. It’s got ups and downs like the album originally does as well so it’s good fun.

 

“It’s not all sort of jump up drum n’ bass. It’s not all liquid drum n’ bass. It’s got ups and downs like the album originally does as well so it’s good fun.”

Quadraphonic

You just came back from your first arena tour of the UK where you used quadraphonic sound technology. Can you tell us a bit about that?

Chris: It’s an idea that we’ve been wanting to do for a long time and this tour was the first real opportunity that we had to do it. That was due to the size of the shows and the fact that we could bring everything in ourselves. We basically spent the first two months of the year writing and creating sounds and parts of the set that would work really well in quadraphonic sound.

Rob: We basically had to figure out a setlist first. We got through songs and thought “what can we throw around the room? What would be good?”. One difficult point we found is that you can’t have anything too rhythmic through the back. Because for the people at the front, especially in the biggest rooms, if you have a clap come out from a set of speakers at the same time, obviously it takes time for the sound to travel, so the people at the front will hear like a delayed clap. So it has to be more continuous or drawn out : sound effects going around people’s heads or things that aren’t to a rhythm or a beat.

Chris: It was a really long learning curve for us.

Rob: There was a couple of different ways that we could have done it. There was this box called TiMax…

Chris: That’s just some kind of software that has been developed, or hardware even, that allows you to send audio around in the sense that it’s just heard through the speakers at different times. We ended up not using that and just writing it and doing that ourselves.

Rob: So the actual files were in surround sound themselves as opposed to giving the file to this box and throw it in surround sound. So it was a lot of fun. We’ve always been a kind of intimate band. We always get out into the audience. We’re always very much in their faces. We interact with them a hell of a lot. So in these big rooms that we were doing it was another way to make them feel like they’re not in a big empty room. The whole show is encircling them, reaching out to them in as many physical ways as possible, so it really worked.

Enter Shikari Quadraphonic Sound

“The whole show is encircling them, reaching out to them in as many physical ways as possible, so it really worked.”

Acoustic

At the same time you’ve played one of your most intimate gigs with a special acoustic session in an abandoned theatre of Alexandra Palace. Is that something you might want to repeat in the future?

Chris: Acoustic sessions are stuff that we started doing a bit more frequently. It’s something that we really enjoy doing. It’s another opportunity for us to be able to show off the songs in a different light and use a lot of different instrumentation, create a different vibe for the songs.

Rob: It’s good to show people that might be on the fence about us that we have a lot of melody in our music, and that it does translate well to acoustic songs as well as the big amplified guitars and so on.

“It’s good to show people that might be on the fence about us that we have a lot of melody in our music, and that it does translate well to acoustic songs as well as the big amplified guitars and so on.”

Astronomic

In January you released your new single “Redshift” digitally. You’ve published those in-between album songs since “We Can Breath In Space”. How does these songs come out?

Chris: It’s just whenever we’ve got time. If we’re at home and don’t want to just sit around and not be focusing on something. It’s a good thing to be able to do. It’s something that keeps people engaged and it’s just good fun to record a song in a studio and put it out.

Do you just record one song or do you sometimes do more?

Chris: It depends of how much time we have really. We always try to record as much as we can.

The lyrics of this song contain quite a lot of astronomical references. Since the beginning of the band it seems that space is a theme you are quite passionate about.

Rob: Every single person on the planet is living on this tiny rock floating around in infinite space. It’s such a big thing. Every time that you look up you see it, so it’s hard not to be inspired by it or think about it. At least several times a day I imagine that it goes through everyone’s heads. Lyrically it all comes from Rou. It’s strange that I’ve become more interested in science since leaving school. When I was in school I hated learning about science. I just did it because I was forced to.

Chris: But now it’s become really interesting.

Rob: Yeah! It blows my mind thinking about it!

So could we imagine you doing a cover of the “Galaxy Song” from the Monty Pythons?

Rob: (laughs) I don’t think I know that song! We’ll look it up!

Cinematic

Last year I asked Chris and Rory if you’d eventually bring back your so called ancestors Jonny and the Snipers, and you did with a video for “There’s A Price On Your Head”. How did that happen?

Rob: Probably because we were constantly getting hassled by people asking if we were going to do another one! (laughs) We had the opportunity in the small window of time that we’ve had. Rory and Rou were playing with the funky jazz version of the riffs.

Chris: I think they started making the demos of it on the road while we were on tour. We had a week or two on tour and it seemed like a good opportunity to do another video.

We’ve seen Rou playing the trumpet in the first Jonny and the Snipers video, but now he’s playing it live. How far is this going to go?

Chris: (laughs) It’s the first instrument he’s learned how to play. It’s always been there. He does all the trumpet parts on our records.

Rob: We’ve actually played a show before where we had a brass quintet. It was at Glastonbury five or six years ago. That was a lot of fun so maybe we’ll bring that back. Rou will be playing some brass tonight actually.

Jonny and the Snipers also make an appearance in the “Slipshod” video. Now we know that this video is in fact a two parter with the “There’s A Price On Your Head” video. Peter MacAdams did the animation for those. How did you meet him?

Chris: We’ve never met him in person.

Rob: We’ve spoken about doing an animated video for so long.

Chris: We’ve always been massive fans of Ren and Stimpy which he did the animation for.

Rob: It’s a weird psychedelic kid’s cartoon, but some bits of it you’d think are not suitable for kids! (laughs) When Ian our manager said that he’d been in contact with him, we immediately jumped to the chance to get an animated video done by him.

Chris: I think it was one of those times when everything worked just perfectly. From him being available and us finding out and getting in touch with him, till the actual choice of the song and the lyrical content on it. Everything just seemed to just fall into place and it came out perfectly.

“He somehow seems to have nailed our personalities.”

And what did you think of the way he’s represented you?

Rob: It’s quite funny yeah! (laughs)

Chris: He somehow seems to have nailed our personalities.

Rob: Ian our manager is also in it. And also Tim, a guy that we’ve worked with a lot. Both of them he’s just nailed! Absolutely nailed! (laughs)

Enter Shikari MacAdams

Now let’s do the smart question before we end with the stupid one: what’s your opinion on the possibility of the UK leaving the European Union?

Rob: I’m against it personally. I think there needs to be more cohesion in the world and less division. To be honest I don’t know an awful lot about the economic side of it but I just feel from a sort of humanistic point of view that it would be a bad thing for everyone. That’s my personal view on it anyway.

And now the VisualMusic question: cocaine or prostitutes?

Chris: (laughs) The two go hand in hand! I’ve never been with a prostitute so…

Rob: (laughs) I’ve never been with the cocaine either! I’m staying out of this one, I’d rather not answer!

Thanks to Enter Shikari, to Keith, and to Elodie from Him Media.
Photos : Lucky