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Saviez-vous que l’Etna pouvait balancer des coulées de lave de plus de 1000 degrés ? Non ? Et on comprend, puisque la Sicile paraît bien loin de Bruxelles, sauf si vous chauffez la scène de l’Ancienne Belgique à base de cette même lave ! Alors on sué à grosses gouttes devant Idles après deux reports de leur date Bruxelloise mais pour le plus grand plaisir de toutes et tous, les anglais venant enfin défendre « Crawler » et un « Ultra Mono » sorti plus tôt. Retour sur cette soirée qui réchauffait aussi bien les aisselles que les cœurs. C’était ambiance t-shirts mouillés au camping des gros durs tatoués mais avec un coeur d’or.

ULTRA CHO.

Arrivés devant la salle, on comprend qu’en rentrant, c’est quitte ou double. Soit y’a la clim’, soit on décède ! Alors on se donne du courage, on commande des bières et même du Coca. On s’évite égoïstement la fournaise potentielle de la première partie en se contentant de prier les Dieux. Mais il est enfin l’heure, Joe Talbot et sa bande vont entre sur scène dans une salle… Non climatisée. Que la sélection naturelle des plus résistants débute et que le sort vous soit favorable ! Bien évidemment, tout cela ne serait rien sans une salle bondée, un sold out de l’Enfer, 2000 personnes étaient en attente d’une revente de dernière minute sur Ticketswap.

Et si le groupe attaque une version revisitée, plus calme de « Colossus » toute en tension, toujours proche de l’implosion mais sans jamais l’atteindre, le groupe va vite mettre la main au charbon de bois pour lancer le barbecue musical ! Le public ne s’y trompe pas et réagit aussi vite que pour une promo Weber à 70%. N’en dites pas plus, les ingrédients de sont donc bien réunis pour se rappeler que l’été n’est pas fini et que l’on ne sortira pas de là sans avoir mouillé le t-shirt. Les plus prévoyants ayant prévu une serviette (si, si).

On oublie le maillot de bain, une tenue correcte est exigée même si « Mr Motivator » dont le clip rappelait les plus belles heures de la gym télévisée. Le groupe est égal à lui-même, Bowen et Lee sont toujours aussi intenables, le premier en robe et le second dans sa traditionnelle tenue immaculée blanche, les guitares volent autant que les cervicales ! Quant à la section rythmique, Adam et Jon sont toujours aussi discrets mais véritablement concentrés pendant que leur fauve de frontman arpente la scène de tous les côtés. Joe Talbot concentre bien évidemment tous les regards de par son charisme et ses rondes sur le devant de la scène tel un lion en cage, prêt à dévorer du fasciste et du bourgeois.

Love & Conquer.

Ne vous y trompez pas, Idles, c’est toujours de l’amour. Torride, brûlant. Et Joe ne manque pas de le rappeler, n’hésitant pas même à se livrer quand le public enjoué lui chante à plusieurs reprises un bon anniversaire. Il préfère alors les stopper et finira par admettre en fin de concert sortir d’une grosse période de déprime et que ce sont bien ses collègues musiciens auxquels il doit tout. Reconnaissant aussi, par la même occasion, la chance qu’il a d’être suivi par un tel public et faire ce métier. Il faut dire que le groupe ne se cache pas et pioche allègrement dans l’ensemble de sa disco, quitte à délaisser un peu « Ultra Mono » au profit de « Joy As An Act Of Résistance » avec des titres imparables comme « I’m Scum » déclenchant des jets de bière dans le public pour (sûrement) rafraichir les copains dans le public. J’avoue, je n’aurai jamais autant apprécié ces douches improvisées !

Les corps se collent, remuent au gré des « Divide & Conquer », « Never Fight A Man With A Perm » et si le single « The Beachland Ballroom » semble marqué  une sorte de mi-temps de par son rythme plus lent, il n’en sera rien ! Le groupe, est chaud bouillant et mène la date d’une main de gastronome sur un poêlon de raclette brûlant ! Rien ne sera fait pour faire redescendre l’AB en mode sauna. Et si l’album « Crawler » aura marqué un pas dans le côté pain dans la gueule de la disco du groupe, on se surprend presque à kiffer et gueuler plus que prévu sur des titres comme « The Wheel » (« Can I get a hallelujah ? »), « Meds » ou encore l’imparable « Car Crash ». Oui, je suis ressorti de là en voulant réécouter en boucle « Crawler » alors que « Ultra Mono » m’avait mis la fièvre (« Grounds » et « War » en live, c’est un total OUI) !

Si l’on pouvait s’interroger sur la durée du set, vu que le groupe devait enchainer les festivals autour de cette date, on n’oubliait pas qu’il se lançait juste derrière dans une tournée US et c’est au final, 1h40 de concerts en mode four à chaleur tournante, croustillant sur le dessus mais tendre à l’intérieur (et sans rappel) que le groupe va nous croquer ! 23 titres menés pied au plancher face à un public que je salue encore pour son énergie et aura contribué à cette date si parfaite pour un combo idéal (groupe/salle/public).

Clairement un de ces concerts de rentrée comme on les aime, avec un groupe dont se dégage toujours autant une aura, un amour, un investissement qui donnent envie d’y retourner, encore et encore, jusqu’à déshydratation totale des corps. Et ce n’est pas l’a chaleur émanant de la fosse que l’on peut capter avec la main depuis le premier étage qui fera oublier l’incroyable et joyeux foutoir sur la triologie « All I Want For Christmas Is You » de Mariah Carey, « Danny Nedelko » et « Rotweiller » venant clôturer ce live qu’on n’attendait plus, mais qui aura tenu toutes ses promesses et qui m’aura poussé à écouter en boucle, 2 semaines plus tard, encore et encore, Idles (donnant déjà très envie de les revoir).

J’en profite pour remercier très très TRÈS grandement Robin sans qui ces photos n’auraient pas pu se faire.

SETLIST
1. Colossus
2. Car Crash
3. Mr. Motivator
4. Grounds
5. Mother
6. Meds
7. Divide and Conquer
8. The Beachland Ballroom
9. Never Fight a Man With a Perm
10. Crawl!
11. 1049 Gotho
12. When the Lights Come On
13. The Wheel
14. Television
15. Lean On Me (Bill Withers cover) (Snippet)
16. A Hymn
17. War
18. Wizz
19. I’m Scum
20. The End
21. All I Want for Christmas Is You (Mariah Carey cover)
22. Danny Nedelko
23. Rottweiler