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5 ans se sont donc écoulés depuis le dernier album éponyme des Blood Red Shoes. 5 ans depuis le dernier live auquel j’assistais à Bruxelles et tout autant de péripéties pour un groupe qui se sera posé pas mal de questions. Mais nous n’allons pas refaire l’interview ici. C’était l’occasion de renouer avec un groupe qui ne réinvente pas le rock mais qu’on peut toujours saluer pour des performances, simples, efficaces et jamais décevantes. Ce n’est pas pour rien que les mecs ont ouvert pour les Pixies sur leur dernière tournée européenne.

Privés de Queen Kwong…

Et si les balances auront quelques peu retardé l’ouverture des portes, dès celle-ci, les fans des Blood Red Shoes se placent déjà dans ce Grand Mix version club. Seul regret ce soir, Carré Callaway aka Queen Kwong ne pourra assurer sa première partie comme initialement annoncée, la faute à un problème de visa. J’avoue, si Rett Smith aura assuré au pied levé la relève pour la première partie, notre temps passé à faire l’interview avec le groupe ne nous aura pas faits regretter son live. Le registre folk/country du chanteur au stetson ne nous aura pas convaincus durant les balances, pas plus que ne semblera l’avoir été nos amis présents dans la salle, après coup.

… Mais pas de Blood Red Shoes typiques !

Soit ! Si la salle affiche complet, cela démontre bien que malgré ces 5 années d’absence, le duo anglais n’a pas été oublié et au contraire, les fans sont toujours là. Prêts à reprendre chaque refrain, chaque mouvement de batterie ou de guitare dans des airsolos de folie. Les places devant la scène valent chères, difficile de se faufiler pour faire des photos, chacun souhaitant assurer sa place pour être au plus près d’un duo désormais quatuor en live. Et si les deux musiciens conviés à soulager le duo sur certaines parties occupent discrètement le fond, ce sont bien Laura-Mary et Steven qui sont au plus près du public, prêts à un corps à corps sans concession qui ne manquera pas de balayer l’ensemble de leur riche discographie établie en 15 ans d’activité. Le petit dernier « Get tragic » se paie la part du lion avec 5 titres dont « Bangsar » qui illustre pas mal l’évolution sonore du duo. Steven n’hésitant pas à déclencher lui-même la boucle audio électro qui sert de structure au titre, qui n’en oublie pas pour autant son énergie viscérale. La faute possible, toujours, à un Steven survolté derrière sa batterie. Un mec aussi affable en live qu’en interview, épaulé par une Laura-Mary toujours aussi discrète dans ses interventions mais préférant clairement se concentrer sur ses parties de guitare et de chant pour mieux faire parler ses amplis.

Le duo des Blood Red Shoes est toujours aussi complémentaire, Laura peut toujours compter sur la rythmique implacable d’un Steven impérial, quand ce dernier peut toujours compter sur des riffs acérés et mordants de sa guitariste. On se régale donc à voir le public réagir et pogoter sur les refrains de « The Perfect Mess » ou encore la très punk « Je me Perds » où les deux comparses déroulent pied au plancher et cordes vocales poussées au max. Pas étonnant de voir un Steven terminer debout sur sa batterie pour enflammer un peu plus encore un public conquis, et qui ne se cachera pas pour reprendre tout aussi heureux le titre/hymne « Light It Up », toujours aussi efficace 10 ans plus tard. Mais les gamins ont bien évolué et ont pas mal bourlingué en Europe depuis, leur son a évolué, les jeunes vingtenaires sont devenus des trentenaires. Et l’équation guitare/batterie aussi avec un peu plus d’électro. Recette savamment dosée dans un Los Angeles stimulateur de créativité qui aura permis la création de titres tels que « Howl ».

N’y allons pas par quatre chemins, les Blood Red Shoes ne se vantent de rien, ne revendiquent rien mais cherchent avant tout et encore à perfectionner leur art du titre efficace, du riff, du rythme et leur dernier album « Get Tragic » le fait avec brio. Ils le fot tout autant sur scène, désormais épaulés de musiciens au service d’un duo qui fait les choses en toute humilité mais amour du métier et du rock et des fois, ça fait juste du bien !

J’en profite pour remercier Radical Production, Logan de Berthus, Justine la tour manger du groupe et les copains du Grand Mix pour l’accueil parfait. 🙌🏼

SETLIST

Elijah
God Complex
Mexican Dress
Cold
The Perfect Mess
Lost Kids
An Animal
Black Distractions
Light It Up
This Is Not for You
Red River
Je me perds
Vertigo
Howl
Eye to Eye
Bangsar
Encore:
I Wish I Was Someone Better
Colours Fade