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Dans la Picardie, il n’y a pas que de jeunes gens en slims se rêvant anglais mais n’étant que du blaireau picard pure souche. Il y a aussi des groupes courageux, arty et dont l’érudition ne s’arrête pas à Maximo Park.
Stain est de ceux-là. Sur des ambiances sombres, des chansons longues pas franchement jojos entrecoupées d’interludes inquiétants, le quintet navigue dans un brouillard de rage intérieure et d’instrumentation parfois plus planante. Stain est un méchant groupe pour chroniqueurs tant leur musique ne rentre pas dans les jolies cases bien définies que nous apprécions tant. L’album est une vraie expérience émotionnelle avec des sommets étouffants et les interludes en forme de vallées, calme avant la tempête, le ciel gronde. Pensez Portishead rencontre un orgiaque orage sonique de Sonic Youth. Si l’on peut déplorer une légère carence en mélodie, celle-ci est compensée par le très gros travail fait sur l’ambiance qui se dégage de ce groupe atypique qu’on ne saurait que trop recommander.
On attend la suite.