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A la première écoute, ça ne l’a pas vraiment fait. On restait sur le souvenir du premier EP de Lala Power et ses chansons qui accrochent les neurones instantanément et là, bof bof. Ces nouveaux titres ne se révèlent pas à la défloraison mais s’immiscent en fournissant le poison et ensuite l’antidote. Ce qui est plus pervers mais fascine d’autant plus. Lorsque sur ‘Electric chair‘ s’installe doucement un arpège éthéré, une voix tranquille, on pense aux Dandy Warhols, calme avant la mini tempête finale qui a la bonne idée de rester maîtrisée. Le gros morceau de ce EP est ‘Ba‘, des couplets montés sur basse electro élastique qui laissent dubitatif avant un refrain à la mélodie d’une beauté sans nom, réconfortante dont on ne sait si elle vous tire des larmes de joie ou de tristesse, peu importe au final. ‘Fuck K‘ serait peut être le maillon faible, limite le rock cliché que nous servent tous les djeunes en slim. ‘Getting old‘ hésite entre lad attitude plus Blur qu’Oasis et rêverie cotonneuse franchement réussie. Oasis, justement, on les croise en plein accouplement avec le REM des années IRS lors de ‘LPMF‘.
Lala Power réussit sur ce second EP un mini tour de force en évoquant encore une fois le meilleur pop rock sans sonner retro ou passéiste en offrant des chansons plus longues en bouche, plus travaillées. Un groupe arrive à maturité, maintenant il va falloir songer à l’album.