Brody Dalle, ah Brody Dalle… Enfin de retour. J’attendais énormément cet album et dire qu’il aura fallu attendre ne sera pas volé. Quand j’ai reçu l’album, j’étais assez tendu, nerveux quand j’ai inséré cet éponyme dans mon PC pour la première écoute, je me suis dis allez, ‘envoie du bois ma Brody, du même calibre que celui taillé par ton bûcheron de mari‘. Et franchement ça part plutôt pas mal.

Bon, évidemment, tout le monde connait « Ghetto Love », pas la peine de revenir dessus. « All babes are wolves » est plus punk dans l’esprit, ce refrain venant tout droit des Distillers, du racé ‘Coral Fang‘, la bonne première surprise. Et que dire de cette voix, c’est fois c’est net, elle n’a rien perdu de ses capacités vocales et c’est tant mieux.

La suite est étrange. On passe de l’énergie punk rock (presque punk rauque) à des titres pop pas forcément très inspirés  « Cupid », « Geeking », mais « A spectral suspension » rallume vite fait la flamme aperçue lors des deux premiers morceaux, avec un refrain plus QOTSA que jamais. Pas déplaisant mais pas transcendant non plus.

La fin de l’album oscille entre ballades rock et pop gentillette sans trop de surprises, exceptée celle créée par « Impaler », qui, niveau instrumentation, n’aurait pas été reniée par le Black Rebel Motorcycle Club.

Ce premier album des Spinnerette est donc un album qui plaira surement à beaucoup de monde tellement il ratisse large, de celui qui aime Queens of the stone age à celui qui préfère les jolies ballades rock sans trop d’envergure ni de déflagration, car le réel problème de cet album ne sera pas sa production, ni le chant, ni sa pochette, mais le manque cruel d’urgence et d’explosivité. Et ouais les gars, la page punk Distillers est définitivement tournée.