Quoi de neuf chez les Anglais ? Un Graham Coxon nouveau. Mouais… faute d’un nouvel album de Blur à se coller sous les molaires on s’en contentera. Et s’en contenter n’est pas un terme trop appuyé.

Déjà, ça commence assez fort, puisque je me suis vu mourir au moins vingt fois le temps des deux premières chansons « Look into the light » et « This house », Un fantôme à murmuré ‘cet album est acoustiquement chiant. C’était peut être le vent en fait, mais en tout cas c’était pas faux au vu de ces deux pistes, soporifiques au possible. Rien de bien foudroyant, de la folk où les jolis arpèges s’enchainent comme les perles sur les colliers de Nadine de Rothschild. Puis, « In the morning » fait renaitre le phénix de ses cendres, et lui colle une bonne claque. Mélodie sortie d’un bled paumé du Texas, ligne de chant plutôt entraînante, ça y est peut-être, l’album est enfin lancé. « If you want me », qui lui fait suite, aurait eu sa place sans soucis dans un album de son groupe. Pour le coup, l’effet Folk dépouillé marche plutôt bien. Ligne de chant en forme de rengaine inlassable, et accompagnement électrique derrière, on tient deux morceaux d’ affilée qui redonnent l’envie d’aller voir plus loin. « Perfect Love » et « Brave the storm » reprennent la formule gagnante d’ « In the morning ».

L’album s’avère assez inégal en fin de compte, Coxon passant du coq au bon vin (folk inspirée et entêtante, au rock Blurien du meilleur effet) à l’âne à réduire en saucisson (« Look into the light », et la palme d’or au morceau de merde de l’année « Caspian Sea »), laissant au final un arrière goût légèrement chiant au coin de la gorge. Imposture ou bon disque, je me tâte encore après plusieurs écoute. J’oscille toujours entre la classe et la facilité de la répétition. Au jeu du guitariste de groupe qui pisse le plus loin, John Frusciante gagne par forfait, renvoyant Graham dans les six cordes de son groupe qui ne devrait pas tarder à refaire parler de lui.
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