Finies les errances FM et les passages matinaux sur M6 Music Rock (désormais décédée) ! Avec ‘Failles‘, Mass Hysteria s’est une fois pour toute recentré sur le metal un tantinet electro et relativement engagé. Définitivement éjectées, les saloperies mielleuses -déjà en retrait sur ‘Une somme de détails‘- et les incantations pseudo-philosophiques : les bonshommes recyclent les plans les plus percutants du déjà-cité ‘Une somme de détails‘, qui recyclait déjà les plans les plus percutants de ‘Contradiction‘, et le sympathique Mouss y colle des poèmes d’un skyblogueur en colère qui en a ras-le-cul de se balancer sur sa chaise pendant les cours d’histoire-géographie du zozotant Monsieur Briquelance, alors que dehors il y a un combat à mener contre des bâtards de méchants patrons qui ‘éjaculent des billets’. Grosso modo. Néanmoins, les gimmicks du frontman font toujours mouche (‘Clean‘ et son refrain planant au message très rastafari, ‘World On Fire‘, ‘Aller plus loin‘, ‘Get High‘, ‘Comme on danse‘). Niveau son, rien à signaler. C’est linéaire, écrasant, ça [s]tourne[/s] pogote en rond. A la manière de Static-X ou, exemple plus underground turbo-élitiste, AC/DC, on a l’impression que la route musicale de Mass Hysteria n’est plus qu’une longue ligne droite. Bon point : Mouss, Yann et ses t-shirts Job For A Cowboy, Rapha, Stephan et Nico ne risquent plus de nous torturer avec des transpirations rectales de type ‘L’Emo Clef‘. Mauvais point : on risque de très vite s’emmerder.

En fait, le seul réel motif de satisfaction de ce ‘Failles‘, c’est le retour de Mass Hysteria sur les routes. Transformer le public en redoutable machine à pop-corn, c’est la seule -et jouissive- chose que le quintet est encore capable de bien faire. Et ça, par contre, on n’est pas prêt de s’en lasser.