Ambiance scandale, danse de vandale, sens d’où vient la chaleur !‘ — [url=http://www.youtube.com/watch?v=M9r7ZHhatXk]Fonky Family[url], ‘Art de Rue‘, 2001.

Je n’avais pas essuyé un tel cumshot boueux depuis ma première écoute d’Electric Wizard. Hérétique et breton (!), Huata distille un cauchemar sonore torride, immoral et caverneux avec ce premier EP, ‘Open The Gates Of Shambhala‘. Aussi fines que les intitulés de ses compositions, les mesures enchainées par ce putride trio empruntent sans exception à la Sainte-Trinité de la pâteuse musicale : doom, stoner et sludge. Lenteur bourrée de THC, beuglements caverneux et fuzz abusif déambulent sur ce 5 titres, quelque part entre ivresse funéraire (‘Ratzinger Pussycat‘, ‘Rotten Dick‘) et riffs Iommi-esques (‘Jozef Fritzel Syndrom‘ — décidément, les grands de ce monde sont à l’honneur) ; Huata essaie bien de se faire un tantinet avenant pour entourlouper les plus chastes d’entre nous (‘Diving In A Swamp‘ et son format plus homologué), mais c’est peine perdue. Pas besoin d’avoir suivi des cours de catéchisme pour déceler le dessein de ces suppôts de Satan : contaminer l’auditeur en lui refilant le Malin.

Open The Gates Of Shambhala‘ représente la saturation à son summum, un inceste douloureux au sein de la famille des musiques grasses, enfumant l’auditeur à la manière d’un spliff dix-huit feuilles allumé au chalumeau. Huata est un beau berceau de saloperies.

(la galette se télécharge gratuitement [url=http://www.msplinks.com/MDFodHRwOi8vd3d3LmltbTNtb3JpYS5vcmcvaW1hZ2VzL2ludGVydmlld3MvX0h1YXRhL0h1YXRhbXAzLjd6]ici[url] et s’achète physiquement [url=http://throatruinerrecords.bigcartel.com/product/huata-open-the-gates-of-shambhala-digisleeve-pre-order]là-bas[url])