Something tells me I’m into something good‘ ([url=http://www.youtube.com/watch?v=MV1WHC4NLA0]là[url]) des oubliés Herman’s Hermits est, pour les mêmes raisons cinématographiques que le ‘I love LA‘ ([url=http://www.youtube.com/watch?v=le5aIqn_MfE]là[url]) de Randy Newman, une des chansons les plus drôles du monde. Si bien que lorsque débute ce disque par ‘Phone‘ et sa mélodie rappelant irrémédiablement celle des anglais, on a le sourire aux lèvres. Et on gardera ce sourire tout au long de la petite demi-heure que dure Memphis tant ce premier album de Magic Kids est une de ces oeuvres qui font sourire quand on les écoute. C’est réconfortant et réchauffant. On remerciera le groupe car les comparaisons obligatoires, pour situer tu vois, coulent de source. Prenez un shaker, mettez-y du Belle & Sebastian, du Vampire Weekend (‘Superball‘) sans oublier d’éplucher la prétention intellectuelle au préalable, secouez tout ça et servez avec une touche de Beach Boys et le tour est joué. Enjoué, gentiment symphonique, intelligent dans ses constructions (‘Hideout‘ et ‘Summer‘), il y a des choeurs, des violons et des cordes partout sans jamais sonner dégoulinant et surtout le groupe a un peu plus de vision que les adorables The Explorers Club qui étaient un peu trop versés dans le plagiat des plagistes. Magic kids n’a pas que le bon son, le groupe a même de très bonnes chansons (‘Hey boy‘, ‘Little red radio‘), ne verse jamais dans la ballade facile et offre plus à chaque écoute. Memphis est très court mais nage dans un océan d’idées, des breaks, d’arrangements malins pour satisfaire tous les mélodistes du coin. Chouette petit disque.