Lyon, capitale des Gones et des footballeurs dépressifs tendrait à prouver que sa vigueur artistique n’a rien de moribond. Jugeons sur pièce les jeunes pousses locales: 2 groupes, 6 titres, 22 minutes pour nous convaincre.

Seila Chiara choisit le mélange des genres pour attirer nos oreilles. Un rock indé volontairement noisy, aux riffs ciselés et à la section rythmique agile. Une dextérité qui permet au groupe de s’éclairer par des mélodies fines et de se réserver des retouches jazzy tout en intégrant les meilleurs ingrédients du post rock, à savoir les crescendos envoutants, les dialogues étouffés et les explosions tranchantes. Seila Chiara nous prend la main et berce aussi bien qu’il nous excite. Malgré une petite faiblesse de la voix et quelques breaks un brin trop prononcés, on attend impatiemment de les voir de nouveau à l’oeuvre.

[url=http://www.myspace.com/orfevre]Orfèvre[url] oeuvre déjà dans un terrain plus balisé. Screamo sombre, il ont su jouer sur la dualité entre d’un coté les mélodies lentes et lancinantes et de l’autre la nervosité des cris et de la batterie. Un peu d’Envy par ici, un peu de Isis par là… La formule étant connue de tous, leur musique surprend rarement, même si elle sonne agréablement. Gageons qu’il sortent prochainement des sentier battus.

Un groupe qui fait saliver et un autre honnête: Pas de doute que ce split représente un joli cadeau de bienvenue dans la cité lyonnaise.