Il faut vraiment être un kéké pour appeler son groupe Maserati. Ou bien penser intelligemment au référencement. Ou bien peut-être les deux. En tout cas, alors qu’on pensait l’aventure finie pour les américains avec le décès de leur batteur Jerry Fuchs l’an dernier, ceux-ci redémarrent sans broncher avec ce nouvel album, ‘Pyramid of the Sun‘. Heureusement que l’ami Jerry avait déjà enregistré ses parties batterie. Enfin, c’est pas comme si elles étaient bien dures non plus.

Car oui, Maserati est un groupe qui laisse de marbre, fait bâiller même. Malgré des compositions toujours de qualité, les morceaux se laissent écouter sans jamais marquer. Alors, certes, ce groupe a un groove qui le place tout de même un cran au-dessus de la platitude, mais celui-ci reste bien insuffisant, et surtout trop répétitif. Les pistes s’enchainent sans que l’on s’en aperçoive, et cela fait de Maserati un groupe qui stagne dans une musique plus ambiante que planante. On croit cependant au changement sur ‘Ruins‘ avec sa ligne de basse crasseuse. Mais non, au final le morceau passe aussi inaperçu que les autres.

Les petites touches electro ne changent pas la donne, on n’éprouve pas grand chose en écoutant ce disque, sauf l’impression d’écouter la bande-son d’un vieux jeu de course automobile, ce qui montre au final qu’il est plus apte à être passé en fond sonore pendant que l’on fait quelque chose de plus palpitant. C’est la meilleure solution pour ne pas se faire proprement chier, car Maserati n’est en fait que du mauvais minimalisme.