Glen Johnson de Piano Magic, c’est un peu le vieux pote sympa qui se rappelle à nous de temps en temps. On se connait depuis un bout de temps (le groupe exerce depuis 1996), on a régulièrement des nouvelles (Life has not finished with me yet est quand même le onzième album), on a eu toujours plaisir à se voir (Qu’est-ce qu’on a pu passer comme temps ensemble en 2005-2006 avec Disaffected) et en plus on partage plein de goûts musicaux (Cocteau Twins, This Mortal Coil, Dead can Dance…toute la cold wave qu’on écoutait plus jeune) et malgré tout ça, on n’a jamais été les meilleurs potes du monde. Bizarre la vie quand même.
En y réfléchissant, on rigole pas beaucoup à deux, voire pas du tout même ! Ben ouais le pote romantique, un peu ténébreux genre crooner gothique, c’est pas lui qui va aller se mettre en avant dans le cercle d’amis. Trop discret ? P’tet bien que oui, en dehors d’un petit cercle d’initiés, il côtoie pas grand monde d’ailleurs. On s’était croisés rapidement il y a déjà deux ans pour Ovations, il avait eu le bonne idée d’inviter Brendan Perry de Dead can dance. D’ailleurs on avait plus gardé le souvenir d’un bon moment avec ce dernier qu’avec Glen.

Nous voilà en 2012 et l’ami Glen se rappelle à notre bon souvenir une fois de plus alors qu’on n’attendait pas spécialement de nouvelles :

-Quoi de neuf Glen ?
-Rien que du vieux.
-Ah ben ok, comme ça au moins on est prévenus ! On passe un petit bout de temps ensemble quand même, non ? Allez banco !

Nous voilà donc en terrain bien connu, Glen et son amie Angèle ont toujours des choses intéressantes à nous raconter : Judas fait son petit effet world en début d’album, The slightest of threads est ténébreux à souhait et son final distordu est un vrai régal, Lost antiphony et Jar of echoes sont de petites perles de pop ambient tristoune. Et… c’est à peu prêt tout…en écoutant le reste, on se dit que notre ami a déjà été de meilleure compagnie et on regrette qu’il n’y ait ici aucune envolée rock comme The last Engineer ou The king cannot be found sur Part Monsters
.
On ne se quitte pas fâchés, loin de là, parcequ’on sait qu’on a des potes bien plus lourdingues que Glen. On se dit quand même qu’on pourra se boire un verre ensemble de temps en temps, tranquilles, mais qu’on a d’autres potes à voir avec qui on partegera plus de choses et un peu plus de fun.
Voilà mon ami lecteur, tu peux si tu veux boire une petite binouze avec Glen, je te laisse entre de bonnes mains, si tu veux qu’il te raconte ses meilleures histoires, demande lui de te parler de Disaffected, de Low Birth weight ou de Part Monsters
.
A plus, on s’appelle la prochaine fois que t’es dans le coin Glen.