Mai 2012, je découvre un jeune groupe en première partie d’Alabama Shakes, qui fut et est toujours actuellement la meilleure prestation d’un groupe ouvrant un concert (Avis renforcé par les horreurs que je me suis tapé en ouverture), Palma Violets, leur nom est noté.

180, leur premier album donc, produit par Steve Mackey de Pulp et Rory Attwell (Test Icicles), a d’abord été un plaisir à redécouvrir. J’étais assez impatient de pouvoir enfin jeter une oreille sur ces morceaux entendus en live plusieurs fois.

La voix très charismatique de Sam Fryer chanteur guitariste rappelle plus la new wave de New Order, a un timbre qui contrebalance avec celle de Alexander Chilli Jenson. bassiste allumé, chanteur a mi-temps, a un timbre à l’opposé qui va plus dans les influences punk (Best Of Friends). Il se montre par-contre un peu limité sur Johnny Bagga’ Donuts, c’est donc pas mal au final qu’il ne soit pas plus présent au chant.

Ce groupe a cette faculté de s’inspirer très fortement de ses ainés, et te le vomit à la figure en te souriant comme pour te dire, tu ne l’as pas vu venir celle-là. Ressassant les différents styles, ça passe par le punk des Ramones (Rattlesnake Highway), la new wave de New Order (All The Garden Birds), ou la Brit pop (I Found Love).
Les morceaux entêtant des le début ne sont pas rares (Best Of Friends, Chicken Dipper, Tom The Drum), d’autres se font désirer avant de se dévoiler (Step Up For The Cool Cats).

Il y a également tout au long de cet album des sons, onomatopées ou des cris lointains, ça semble con, mais au final on a cette impression d’entendre une bande d’ados qui en ont rien a battre, et c’est plaisant dans cette marée de surproduction, que ça sonne plus naturel (Fourteen).

Le problème du naturel c’est qu’a force d’en abuser, on tombe un peu dans la routine par moment. Il y a bien quelques morceaux qui sonnent plus faibles que les autres, ou on sent le manque d’inspiration, comme sur Last Of the Summer Wine ou Brand New Song, morceau caché qui ferme l’album, un peu facile et inutile au final.

Au final cet album ne déçoit pas, du moment qu’on oublie un peu ce qu’on dit les médias, avec cet encensement du à leurs prestations (excellentes en soi).
Il y a bien sur des morceaux qui te rappelleront un autre groupe (voir 3 ou 4 morceaux),pour ça ils ne se sont pas gênés… Mais les influences sont souvent oubliées après, tel une soirée trop bitturée, et avec une légère gueule de bois le lendemain qui te fait bien te souvenir de ce qui s’est passé.