Un nom en The, des tronches de lads désabusés, un style vestimentaire bariolé : tout porte à croire que The Vickers est une énième bande de beefs. Mais que neni mon enfant, ils sont plus pastachuta que fish and chips, car originaires de Florence en Italie. Passé cette surprise, la musique du groupe n’en laisse hélas pas d’autre, tant leur pop/rock délicatement psyché semble avoir été joué des centaines de fois auparavant.

Néanmoins l’intégralité de l’album se laisse bien écouter, du tube pop She’s Lost avec sa ligne de basse redondante au Stooges-ien All I Need. On pense souvent aux Beatles comme sur Walking on a Rope et bien d’autres. L’analogie avec d’autres groupes récents et plus difficiles la part psyché étant bien retenue souvent réduite à un écho léger voire un peu de delay. On est loin donc de la surcharge sonore des Black Angels ou du rock-LSD de Toy. C’est d’ailleurs ce qu’il manque un peu à cet album : un peu de vigueur. Même si les chansons sont pour la plupart bien foutues avec une production mettant en valeur les compositions ça manque de nerf de sueur de sang. Les tubes sont là (She’s Lost donc I Don’t Know What To Do) les balades planantes aussi (Senseless Life Total War) mais un petit coup de fouet fait parfois défaut pour maintenir l’attention qui peut s’échapper aussi vite que l’encens de cette bande de hippies florentins.

Allez ne gâchons pas notre plaisir les ritals claquent ici un très bon album très (trop ?) propre porté par une voix douce et une atmosphère psyché al’dente. Peut-être que pour les plus frustrés le concert vous donnera plus de raison de vibrer ?