Un premier EP Cassette qu’on avait raté. Sa pochette noir et blanc sciemment vieillie et un nom qui évoquent fortement les années 80. Décennie présente rapidement dans le son et les mélodies. Exemple parmi tant d’autres, ‘Silhouettes‘. La vivacité, les synthés et la touche pop dans les couplets de celle-ci tranchent avec la rugosité de ‘Newspapers Spoons‘.

Pouvant à la fois être sec comme un coup de trique et très consensuel dans la même seconde, Viet Cong ne nous fait jamais danser sur le même pied et c’est tant mieux. De belles surprises et des morceaux à tiroirs se cachent dans la courte tracklist de 7 pistes. ‘March of Progress‘ et son intro instrumentale de 3 minutes, les 11 minutes bordéliques de ‘Death‘ sont là pour démontrer que si on ne sait pas trop comment leurs chansons commencent, on devine encore moins la manière dont elles se dérouleront. Cette tendance à pondre des morceaux ‘3 en un’ marque sur le long terme et permet de les considérer au-delà d’un emballage qui peut sembler opportuniste au premier abord.

Cette voix fragile à la Wolf Parade, représentative de ce mélange entre la sensibilité un peu niaise propre à une partie des années 80 et des mélodies très proches de la cold wave comme en atteste ‘Continental Shelf‘. C’est ce bon dosage entre violence et émotion, ce goût de la mélodie accrocheuse et un bon album qui font que Viet Cong n’est pas juste un énième groupe à la con avec une pochette en noir et blanc.

En concert le 9 Février à Paris au Point Ephémère et partout ailleurs très vite à n’en pas douter.