L’Australie frappe encore à nos portes avec les John Steel Singers. O surprise, il s’agit de rock psychédélique. Comme avec King Gizzard, le jeu des 7 différences avec les voisins Tame Impala et consorts s’arrête assez vite.

Everything Is A Thread ramène une part d’été dans tes oreilles. Très léger et agréable, avec une touche sixties qui donne envie de… rien foutre. Regarder les étoiles, gambader dans un champ, se bronzer la couenne à rien branler. Autant de sentiments brassés par un disque inattendu mais salutaire.

Dansant, très (trop ?) mélo par moments, l’album déroule et fédère sans gêner pour autant. Fort proche encore une fois de l’excellent Orval Carlos SibeliusHappy Before‘ ouvre quasiment le bal avec hystérie, frénésie et sourire aux lèvres. Le morceau-titre et ses guitares déjà entendues et guillerettes sautillent, rappelant la surf-pop avec plus de saturations et de perdition. Entre deux folies, The John Steel Singers pond donc une petite perle de tube comme ‘Common Thread‘ . L’espèce de machin sucré sous la barre des 3.30 que tu vas repousser sans jamais pouvoir y résister. Une saloperie embrayant sur une autre avec ‘There’s a Bird‘ ou ‘The Marksman‘ , d’excellents morceaux détendus, mélodieux et soyeux. Peux-tu pondre plus mielleux que ‘The AC‘, au bord de la funk ? Pour autant les mecs te prouvent qu’ils sont bons en jonglage en enchaînant easy sur la galopante ‘Never Read Tolstoy‘.

Si tu m’as suivi et que tu m’as compris, les JSS maîtrisent leur sujet. Avec eux, tu danses, planes et sifflote. Les fautes de goût ou grand écart peuvent arriver au détour d’un virage trop serré (‘Lambs‘ ? ) mais le rattrapage est aussi tôt couronné de succès donc pourquoi ne pas pardonner ? (‘TGI Tuesdays‘)

A l’image de sa pochette hypnotique, cet album scotche sans raison explicable. Et alors ?