Les Franz Ferdinand l’avaient annoncé depuis un bail. Leur prochain album serait une collaboration avec les Sparks. Groupe relativement inconnu par leurs fans mais assez intéressants pour les ressourcer, après un dernier album autant réussi que dénué de succès commercial.

S’ensuit une phase de teasing bourrine avec pas moins de 5 titres en extraits. Quasiment la moitié de l’album, garni de 4 morceaux supplémentaires dans son édition deluxe. Ce qui porte tout de même le total à 18. Bref, le ‘supergroupe’ n’a pas été le labeur d’un soir et les sessions ont été fructueuses. Pour un projet en gestation dans les têtes depuis 2004, le résultat est là.

Pour avoir croisé Alex Kapranos à Paris totalement par hasard au mois d’avril dernier, FFS est à l’image de leur musique. Foncièrement sympathique. Même si les premiers extraits ne nous avaient pas passionné, on se surprend à vite arriver au bout du disque et sans déplaisir. Grâce à des pistes globalement très enjouées, fluides. Hormis la mise en abime assez lourde qu’est ‘Collaborations Don’t Work’, tout se passe facilement et à l’avantage des Franz Ferdinand. Les Sparks ont d’ailleurs l’air d’être là plus pour ponctuer le travail de leurs comparses écossais par leurs voix majoritairement et quelques touches kitschs ci et là. Kitsch déjà approché par Franz Ferdinand dans sa disco, nous ne sommes donc pas totalement dépaysés.

Pour autant, certains passages jouent les montagnes russes comme ‘Dictator’s Son’ qui change de visage toutes les 30 secondes. Dans les meilleurs pistes, on retiendra la guillerette ‘Piss Off‘, la fofolle ‘Police Encounters‘, la percussive ‘The Power Couple‘ ou encore la grosse patate décelée chez ‘So Desu Ne‘. Un ensemble qui forme un disque agréable où les deux groupes se sont fait plaisir avec une nouvelle entité rafraîchissante.

Cette bande de joyeux drilles sera à Rock en Seine et au vu de la performance de dingue réalisée par les Franz Ferdinand en 2013 : on est déjà prévu dans les travées.