The Vines étaient largement attendu au tournant: considérés comme les fils spirituels de Nirvana, comme le défendeur d’un rock énergique comme on en faisant dans les années 70, comme étant des bêtes de scène aux attitudes trop clichés de rock stars… Tout ça réunit dans un titre: ‘Get Free‘, qui les a amené au panthéons des groupes en The il y a quelques années. On se demandait alors encore récemment si tout cela n’avait pas été un soufflé au fromage prêt à s’effondrer sur lui-même, comme toutes les musiques à la mode. C’était ce genre de choses qu’on se demandait, jusqu’à ce que ‘Winning Days‘ débarque et change complètement la donne. Si The Vines décidait de suivre cette nouvelle tournure musicale, il faudra donc faire abstraction de leur premier album, ‘Higly Evolved‘. Car ici, le chanteur Nicholls passe de l’état de bête sauvage scénique à celle d’un songwriter qui s’essaiera aux mélodies brit-pop, parfois carrément folk. L’exercice est réussi sans tomber dans le chef d’oeuvre absolu, car il y a derrière ces nouvelles mélodies une histoire de déjà-vu, où la trop molle ‘Winning Days‘ ou ‘Autumn Shade II‘ semblent être hantées par le fantôme de Venus.

Mais le groupe a gardé ses influences et ‘Winning Days‘ est toujours teinté des sonorités toutes droit sorties des années 70 où psychédélisme et rock aérien iront côtoyer un chant planant lors de ‘TV Pro‘. Sans compter l’accélération qui s’ensuit, avec le rythme qui perd les pédales, le temps de hocher frénétiquement de la tête, pour finalement retomber dans une mélodie plus lente. C’est simple, c’est efficace, mais c’est malheureusement déjà vu. Comme si Nicholls et sa bande avaient le cul entre deux chaise, à savoir continuer dans l’ancienne direction énervée (‘Fuck The World‘, ‘Ride‘) ou la nouvelle, qui risque au final d’être plus ennuyeux. Avec tout le potentiel qu’a The Vines, il faudrait peut-être faire un choix et ne pas essayer de toucher à plusieurs registres, ce serait du gâchis.