Décevant est le mot qui s’inscrira à coup de burin à la surface du crâne à l’écoute de ‘House Of Secrets‘, nouvel opus d’Otep. Et pourtant, après avoir joué sur la scène de l’Ozzfest, après avoir été acclamé après un premier EP puis un album excellent (bien qu’à tord comparé à Korn), on ne pouvait espérer que du bien. Et en fin de compte, c’est ce qu’on a tous fait : l’atterrissage sera le plus dur.

On va mettre les points directement sur les I : l’album n’est pas mauvais, il n’est juste pas très bon. Otep a perdu de sa spontanéité, de sa rage soudaine. On a quand même droit au furieux single engagé ‘Warhead‘ ou à ‘Sepsis‘, les peaux de batteries sont toujours martyrisées et les cordes de guitares doivent toujours autant chauffer, mais c’est justement là le problème : ça reste la même chose, Otep se répète. Du coup, on s’ennuie un peu. Et ce ne sont pas ces interludes dont le but est de nous plonger directement dans ‘l’art sombre d’Otep‘ qui nous pousseront à headbanger sur les murs jusqu’à repeindre son appart’ en rouge, bien au contraire. Non pas qu’elles soient mauvaises, juste… trop convenue. Des soupires, des ambiances, des pas d’escaliers, un type qui hurle, des coups qui partent, et là fin : une femme pleure. Bon ok, on connaît le refrain, même Trent Reznor le connaît.

Mais, car il y a un mais, on pourra toujours se le passer de temps en temps, parce que la voix d’Otep est toujours ce qu’elle était auparavant sinon plus énervée. Parce que parfois, les pistes seront plus mélodiques, parce qu’elle daignera même chanter (ouais pour de vrai, comme à la Star Ac’ et cie, et même que ça rend super bien) sur ‘House Of Secrets‘. Mais bon, c’est quand même bien dommage tout ça.