Tout droit venus de Texas après un crochet du côté des studios new-yorkais, The Secret Machines fait partie de ces nombreuses formations jouant sous l’influence de vapeurs sorties tout droit des années 70. Résultat, le trio se transforme en spationautes et volent du côté des hautes sphères à grand coup de mélodies space, sons psychés et autres ambiances aériennes.

Tout ça aurait pu être sur n’importe quel CV de groupe se voulant défenseur d’un genre ‘qui se perdrait‘. Mais The Secret Machines semble surtout vouloir défendre son patronyme : le secret du tube. Chaque morceau est adroitement configuré de sorte à ce que la sauce prenne. Entre les diverses notes de piano savamment distillées (‘Pharoah’s Daughter‘) s’installent au fur et à mesure les riffs de guitares progressives, se fondant à leur tour au chant planant. On plane alors complètement pendant presque la majorité de l’album en fredonnant ces airs venus du ciel et on se prend à se dandiner un peu à l’écouter des titres plus pop et aux grandes allures de hits pour ne pas dire titres sacrés (‘Sad And Lonely‘, ‘Nowhere Again‘).

Faisant suite à leur premier EP (‘September 000‘), ‘Now Here Is Nowhere‘ est tout simplement le disque de leur carrière, en esperant que ce ne soit qu’un début… Inratable.