C’est bien cool d’être chroniqueur en fait. Outre putes et coke à volonté, on reçoit aussi des dixes. Des trucs moyens, de jolis ratages, et quelques pépites. Le premier album D’Orange Brown en est une de pépite.

Quatorze titres c’est trop quand il s’agit d’un mauvais disque, pas assez quand le disque est juste moyen, parce qu’on arrive pas a faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, c’est juste très bien quand il s’agit du présent album. Pop saupoudrée d’electro, touche d’ambiance et arrangements souvent aussi discrets que géniaux. La recette paraît tellement simple qu’on y reconnait quelques influences dont The Postal Service ou Air (au top du top). Il m’a même semblé percevoir une lueur de Tahiti 80 au travers du titre ‘Polaroid

Classieux et bien construits, les morceaux glissent les uns après les autres, avec une cohérence qui fait se méler mélancolie douce et espoir de la meilleure des façons. Preuve que le duo Messin maîtrise de bout en bout son affaire, l’instru doucement chaotique de ‘No(t) (a) word‘ où se percute en douceur electro semi-torturée à la ‘Radiohead‘ et arrangements plus optimistes.

Sans jamais se répeter, Orange Brown délivre un premier album plus que jamais recommandé, et fout une claque à pas mal de groupes pop putassiers et plus tape à l’oeil. Mon seul regret étant d’avoir un peu ternie le tout en casant Pute et Coke (deux fois en plus), dans cette chronique.