Voici la première fois des Virgins, groupe n’ayant rien à voir avec la radio homonyme même s’il semble assez évident que les new-yorkais proposent de sérieux arguments pour prétendre à de la rotation lourde sur les ondes de celle-ci, entre deux Renan Luce. Il faut imaginer un croisement des Strokes et du Phoenix electro funk des deux premiers albums. Du Franz Ferdinand sans le côté trisomique.

Disque léger et estival, ce premier opus semble taillé pour les petites gonzesses. Et ce dès le premier titre, l’excellent ‘She’s expensive‘, il y a peu d’efforts à faire pour visualiser la vie de votre jolie voisine étudiante du second rythmée par ce genre de disque très typé années 80. On peut aussi facilement imaginer que The Virgins sont en pourparler pour faire la BO du prochain Sofia Coppola. Un disque adolescent(e) mais pas dans le sens teenage angst. Non, plus comme The Teenagers, BB Brunes et tous ces groupes qui reçoivent des strings sur scène. Léger, pas très épais -Glamour va adorer- susceptible de plaire au plus grand nombre, funky et sexy comme du Prince (le refrain de ‘Rich girls‘…) et qui contient au moins deux tubes en puissance : le déjà mentionné ‘She’s expensive‘ et ‘Teen lovers‘. Hic, ce sont grosso modo les mêmes chansons… C’est là le principal souci du disque : son uniformité. The Virgins souffre pour capter l’attention de l’auditeur sur la longueur de cet album qui au fur et à mesure des écoutes sonne de plus en plus comme une version plus réussie, plus funky, plus sexy, plus dansante de ce qu’ont essayé les Teenagers. Sexy, entraînant, candide et léger, même si un peu tiède sur la longueur. Un parfait disque d’été en fait…