Après le ‘space-opera’, le ‘space-cake’, le ‘space d’enculé’ (Ndr: chapeau l’artiste), voici le space rock, un peu space même (Ndr: Ca va, t’as pas peur du comique de répétition toi…). C’est 30 Seconds To Mars qui lance ce nouveau genre avec un nom de groupe plus qu’approrié et un premier album. Au micro, un type pas si inconnu puisque c’est Jared Leto, acteur de son état, et apparemment chanteur. Et non, ce n’est pas un amateur, à l’instar du reste du groupe…

Après une impression de (nu) métal très banal lors de l’écoute de la première track ‘Capricorn‘, on a vite fait de piger qu’en fin de compte, il ne s’agit pas d’une énième galette tagguée ‘MTV INSIDE’. Non, du tout. De toutes façons, avec pour ambition de faire un peu comme David Bowie, 30 Seconds To Mars ne pouvaient pas taper dans ce genre là. Mélange de sonorités, de bruits étranges venus d’ailleurs, d’ambiances… Un bon truc pour tripper. Mais il ne faut pas oublier les bonnes guitares aux riffs devenu ces temps-ci plutôt classiques, efficace. ‘Welcome To The Universe‘ diffère par ces petits sons bizarre ce qui donne l’impression d’écouter du rock experimental. Bon, faut pas déconner, c’est pas du Radiohead période Kid A avec tatouages, nan, mais on penche un peu de ce côté parfois zarb.

La voix de Jared Leto colle avec les rythmes et les mélodies qui parfois sonnent un peu retro, limite kitch (‘David Bowie Inside‘…). Impossible de ne pas sourire en entendant le ‘Hey‘ qui résonne dans ‘Mission‘. Cependant, il ne faut pas croire pour autant que l’album est une farce. Non du tout, les chansons sont bonnes, avec pas mal de chansons qui pourraient devenir des hits malgrès eux. Mais non, ce n’est pas l’album que j’irai me réecouter régulièrement. Peut-être un petit peu trop space comme mélange sonore…