On a déjà parlé de Fighting with wire sur [url=http://www.visual-music.org/]VisualMusic[url]. Si, si, même que c’était [url=http://www.visual-music.org/news-13809.htm]cet été[url]. Maintenant que c’est la rentrée, il est temps de voir un peu ce que ce Man vs Monster a dans le ventre.
Fighting with wire fait partie de ces groupes qui branchent les guitares et jouent sans trop se poser de question. Une bonne mélodie, un batteur carré et rapide, une voix tantôt rageuse, tantôt claire, un son de gratte comme à l’époque grunge, emballé, c’est pesé. Et ça marche. Les bons morceaux s’enfilent comme des perles : Cut the transmission avec son chant à la At the drive-in, All for nothing, l’excellente Everybody needs a nemesis, la riffesque Make a fist… On secoue les cheveux (que je n’ai pas) avec vigueur et on en redemande. Oh, rien de bouleversant ni d’extrêmement original chez ces jeunes irlandais, seulement une énergie communicative et une efficacité qui laisse deviner des prestations live de haute volée.

Gros hic cependant, le gros manque de maîtrise sur les ballades mid-tempo comme Long distance ou Sugar, mielleuses à souhait et lorgnant dangereusement vers l’émo à mèche façon My Chemical Romance. Pire, le groupe nous inflige un éprouvant The quiet tout droit sorti de la discographie de Nickelback, et ça c’est moche. Heureusement, Strengh in numbers avec son riff plombé et sa mélodie sympathique fait oublier ces 3 mauvaises chansons et nous rappellent que Soundgarden, Smashing Pumpkins et consorts, c’était ‘achement bien.

Bref, un bon premier effort pour Fighting with wire, du bon rock pas prise de gueule. On écoutera ce Man vs Monster avec plaisir, en attendant la suite pour peu peu que Fighting with wire ne succombe à la malédiction des groupes britanniques qui ont le malheur de faire quelque chose de plus burné que leur traditionnel pop-rock. Mais si, regardez : Lostprophets (englué dans ses mèches), Vex Red (perdu corps et biens), Hundred Reasons (élevant la déception au rang d’art), Skindred (dans un espace temps différencié)… Brrr, quand on y pense, ça fait froid dans le dos.