C’est bien connu, c’est toujours lorsqu’on s’y attend le moins que l’on fait une belle rencontre. Franchement des groupes de belles gueules entourés par leurs groupies lycéennes avec papa maman dans les gradins, on en soupe un peu trop. Surtout lorsque les chansons ne suivent pas et que l’apparente grande ambiance d’orgie rock’n’roll est orchestrée avec soin par la classe de 1ièreS4 qui a débarqué en rangs serrés. Si bien qu’au Festival La Ferme Rock (en Picardie, on ne craint pas le cliché…) on traînait les pieds en s’approchant de la scène sur laquelle évoluait Norma Peals, d’autant plus qu’en chemin, ce n’est pas une ni deux mais trois charmantes lycéennes qui nous ont tendu des flyers à l’effigie de la formation. Le premier, on l’a jeté par terre avec snobisme. Le deuxième aussi. Par contre le troisième est arrivé après la première chanson du set, et ce flyer là, on l’a gardé…

Quelques mails plus tard, un six titres était dans la boite aux lettres. Aucun rapport avec la demoiselle, tout à voir avec le groupe. Parce que Norma Peals a la classe. Et pas qu’un peu. Si l’ambiance générale est bien dans l’air du temps de ce qu’on appelle la nouvelle scène rock, Norma Peals possède en une folie supplémentaire : l’ambition. Et des idées. Si leur pop-rock n’échappe pas aux influences anglo-saxonnes de rigueur (« About explosion » débute comme du Oasis et finit comme Primal Scream), les deux premières chansons lorgnent vers des bidouillage à la Garbage/Depeche Mode. Norma Peals assure aussi sur les moments plus ronds placé en fin de EP : « Kiss the glass » rappelle le Phoenix de It’s never been like that et « iDoll » sonne comme un mini classique avec ses contre chants et son ambiance plus introspective.

Si le tout sonne encore de manière un peu trop homogène, Norma Peals affirme néanmoins une identité forte et des idées percutantes qui laissent entrevoir un avenir qu’on leur souhaite brillant.