Derrière ce nom évocateur se cachent deux producteurs astucieux (Hugo Nicolson et Eddie Bezalel) rêvant depuis toujours d’un bon album de reprises de ‘chansons qui n’avaient pas eu le succès qu’elles méritaient lors de leur sorties’; et en perpétuelle recherche de LA voix claire à la limite de la perfection. Cette voix utopique, ils l’ont enfin trouvée, celle d’Alela Diane, prêtresse folk envoûtante au visage boudeur et à la voix magnifique à s’en dénouer les noeuds des tréfonds de l’âme. Mais cette fois ci, entourée d’une flopée de musiciens prodiges, elle s’éloigne de son registre folk architectural et majestueux pour des reprises plus pop de Nick Cave, Jesus & mary chain ou encore Daniel Johnston. Le résultat est réellement impressionnant, d’autant par l’atmosphère aérienne et féerique des titres comme « True love will find you in the end » de Daniel Johnston, où les infusions guitaristiques entrelacées avec la voix somptueuse forment une symbiose accomplie; et par les ballades dérangées tout justement assommées de reverb (« Just one time », « Nobody’s baby now »).

La diversité des instruments apporte une certaine originalité, et on est vite plongés dans l’ambiance rétro authentique au fur et à mesure de l’écoulement des titres de cet opus homogène et achevé; The Silence of Love est une pure réussite, et une redécouverte d’un style non formaté et totalement oublié.