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Une belle perf pour l’objet en première partie : un trio post-rock avec une batterie placée au centre et c’est tant mieux au vu de la qualité de jeu du bonhomme derrière les fûts. Une scénographie rappelant Battles avec moins de folie pour un résultat plus efficace et pour être honnête moins chiant. Au jeu habituel du name-dropping des influences, on citera les incontournables des années 80 comme Sonic Youth pour les guitares acérées ou Joy Division pour les rares parties de chant fantomatiques. En tout cas, les trois quarts d’heures de set fûrent très plaisantes et étaient plus qu’un simple tour de chauffe malgré un ou deux morceaux un brin interminables.

Un petit retard causé par un problème de jupe et voilà que Melody Prochet s’avance sur la scène de l’Aéroclub devant une foule resserrée. Beaucoup de représentants de la gent masculine au premier rang avec des regards remplis d’amour directement portés avec un sourire béat vers la frange de la demoiselle. Melody’s Echo Chamber, c’est aussi 4 gars qui gèrent clavier, batterie, guitares et basse. Depuis 3 concerts seulement sous cette mouture, on a un groupe solide qui rend les coups et qui dose bien l’équilibre entre reproduction fidèle de l’album, nouveaux riffs et breaks inédits. Des rallonges qui changent les morceaux comme sur la mignonne “Bisou Magique” qui prend un virage totalement stoner. Quelques soucis de retour au chant inviteront des faussetés à la fête surtout en début de morceau et pourtant le rendu ne déçoit pas. A la fois plus lourd dans le son et toujours planant, on se dit tout de même qu’il manque un petit quelque chose qui se réglera sûrement avec le temps. Est-ce du au set dénué de rappel nous ayant pris de court ? A l’image de son album sorti de nulle part, la française montre qu’elle est bien entourée mais qu’elle est aussi bien plus que la muse de Monsieur Tame Impala , Kevin Parker . Encore une fois, elle nous surprend et le mélange des guitares aériennes, des claviers psychédéliques et des percussions donnent un show qui réussit à allier main dans la main le couple amoureux transi, la jeune fille en fleurs, la chagasse en cuir ou le dreadeux en mal d’amour. Avec des morceaux entêtants comme “Quand vas-tu rentrer”, la balade “I follow you” ou la plus triturée “Crystallized”, le groupe a de quoi faire son trou dans les festivals et prendre encore plus d’ampleur après la réussite critique de l’album. Ce premier concert en terre lilloise en réclame d’autres et on se doute qu’il y en aura… Qu’importe la jalousie de quelques demoiselles dans le public.

Le 20 au Stérélolux à Nantes, Le 21 au Manège de Lorient, le 22 à Laval, le 23 à La Rochelle et on les voit bien croiser la route de Tame Impala sur les festivals d’étés puisque ces derniers sont déjà annoncés à Rock Werchter…