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Black Country, New Road vient de sortir le surprenant For The First Time. Dispo depuis le 5 février, l’album est un sacré ride qu’on te conseille d’aller écouter. Discussions avec Lewis Ewans au saxo et May Kershaw aux claviers juste avant la sortie.

Comme à l’école.

Quoi de neuf récemment avec la sortie de l’album ?

On est confinés à Londres, on fait pas mal de promos et on s’est mis récemment à écrire pour le deuxième album. C’était cool de se retrouver à plusieurs à nouveau et de se revoir des moments pour de vrai.

Puisqu’on ne se connait pas encore, faisons les présentations. Vous vous êtes rencontrés à l’école et ensuite est né le groupe, c’est ça ?

A part Georgia, nous nous sommes tous rencontrés à l’école de Cambridge. On était donc 6 dans un autre projet nommé Nervous Conditions, qui s’est terminé avant que Georgia nous rejoigne. Tout a démarré début 2018 !

Vous avez annoncé l’arrivée du disque en même temps que la signature chez Ninja Tune. Comment vous vous êtes mis sur le disque ?

Les chansons que l’on retrouve dans le disque sont le reflet de nos 18 premiers mois. Ca a commencé par des squelettes de morceaux qu’on a beaucoup joué en live jusqu’à ce qu’elles trouvent leurs formes finales. C’est donc en mars 2019 qu’on a tout enregistré au studio.

Comment se passe la composition au sein du groupe ? On s’imagine toujours un process complexe avec 7 personnes au total dans le groupe.

Isaac ou Lewis apportent souvent une structure ou des accords pour qu’on puisse démarrer une sorte de workshop. A partir de là, chacun fait ses parties, on en parle et c’est parti.

Athens,France et Sunglasses existaient avant et vous les avez retravaillés pour le disque. Comment avez-vous ré-abordé ces deux titres ?

On a changé la dynamique des morceaux, on voulait moins de bruit dans ces 2 titres et Isaac voulait aussi modifier quelques paroles. Plus en accord avec ses sentiments du moment. Ce ne sont pas des changements perceptibles pour tout le monde mais c’était une manière pour nous de mieux les faire sonner et de les jouer. Apprendre à jouer calmement a été aussi bénéfique. Si on avait enregistré l’album plus tôt dans le temps, il n’y aurait pas autant d’accalmie dans le disque. Grâce à ça, l’album retranscrit mieux notre progression en tant que groupe.

En 6 titres, on passe par beaucoup d’ambiances, de rythme, de styles : c’est un vrai voyage. Est-ce que vous avez essayé de chercher une ligne directrice ou vous vous êtes laissé porter ?

C’était assez intentionnel.

Nous voulions avoir un album qui est assez fidèle à un set live, en termes de styles et d’émotions. « Track X » est le seul titre que nous avons enregistré au studio, a posteriori des lives. Les morceaux n’ont pas été composé dans l’optique d’un disque mais pour être joué en concert donc c’est sûrement pourquoi il peut y avoir cette sensation de voyage.

C’est ce qui est intéressant dans le disque, ces 2 niveaux : titre par titre mais aussi comme un ensemble. Depuis l’enregistrement de For The First Time, vous avez partagé des vidéos live et des clips, très « Instagrammable ». Comment vous choisissez les personnes qui collaborent avec vous ?

Nous n’apportons quasiment aucune contribution sur cette partie. Il y a une personne en charge de nos réseaux sociaux et de nos clips : on croit en sa vision et on lui fait confiance. On lui laisse carte blanche pour faire ce qu’il a envie car on aime ce qu’il fait et ce qu’il a produit avant.   

Tant mieux pour vous, ca vous laisse plus de temps à consacrer à la musique. En parlant de personne de confiance, un de vos premiers titres a été mixé par Dan Carey et est sorti sous Speedy Wunderground. Comment vous vous êtes rencontrés ?

On n’a plus le souvenir précis mais je pense que c’était suite à sa venue à l’un de nos concerts fin 2018 et ensuite on a enregistré une session dans la foulée. C’était un no brainer : un vrai pas en avant pour nous de travailler avec lui, de faire un single et de bénéficier de son talent, de cette visibilité. Et en plus, cela nous a rien coûté !

C’est Andy Savours qui a pris la suite pour le disque. Comment s’est fait la collaboration ?

C’est assez différent, ils n’ont pas la même manière de travailler. Avec Speedy Wunderground, on essaie de te baigner dans une atmosphère intense assez proche du concert live. En opposition à une ambiance de studio plus classique qui peut t’inciter à chiller un peu plus.

Ce qui frappe dans votre musique, ce sont les ambiances très marquées. Quand on se penche sur les paroles, il se cache pas mal de blagues et de références dans les paroles. Très surprenant.

Nous sommes très chanceux d’avoir Isaac dans le groupe, il apporte une couche supplémentaire aux titres. Tu as besoin d’avoir un bon équilibre et de ne pas seulement avoir de la « bonne » musique : les paroles doivent suivre le tempo.

La musique et les paroles sont un bon mix pour te tenir attentif. J’ai lu qu’une de vos influences niveau lyrics était Father John Misty, black midi, Squid. Quelles sont les artistes qui vous inspirent et que vous avez écouté ces derniers temps ?

On aime tous Father John Misty, Phoebe Bridges, They Might Be Giants, Angel Olsen. Quasiment tout le monde sauf un d’entre nous aime Lana Del Rey. (rires)

Et une réponse encore plus complète en écoutant cette playlist.

Quelle est la dernière chose qui vous ait fait marrer ?

On a enregistré une nouvelle chanson très drôle hier, ce sera pour le deuxième album donc suspense ! Sinon on se marre tout le temps dès qu’on est ensemble.

Quelles sont les prochaines étapes ?

On a un concert le 05 mars en live stream de prévu au Queen Elizabeth Hall, ca va être très cool. S’il n’y avait pas le COVID, on n’aurait jamais eu l’occasion de faire une salle aussi énorme. C’est carrément au-delà de ce qu’on aurait pu faire normalement.

Tu l’auras compris, les jeunes Black Country New Road sont à surveiller et ne font que démarrer. Si tu veux en savoir encore plus, notre chronique du premier disque est ici.