On continue sur notre lancée des chroniques express avec un bon paquet de pépites sorties ces trois derniers mois. Attention, il y en aura pour tous les goûts !

BRUTUS – BURST : On ouvre les festivités avec un album de 2017 à côté duquel je suis passée, mais qui est en réalité particulièrement savoureux. Un peu comme si The Smiths rencontrait Dillinger Escape Plan (comme il se plait à le dire), le trio belge aux accents résolument pop ET hardcore oscille brillamment entre le post-hardcore, le math-rock, le shoegaze ou le blackgaze. Pour ne rien gâcher au tableau, la voix cassée de Stefanie est un diamant brut qu’il ne faudra surtout pas taillé et qui donne toute son authenticité au groupe.

 

Lirr – god’s on our side, welcome to the jungle : On continue dans la lancée des découvertes tardives de 2017 avec ce groupe d’emocore tout droit venu d’Allemagne. Rappelant furieusement les mythiques La Dispute, le premier opus du quintet n’en a pas moins à rougir avec ses envolés noise et ses relents electro-pop-soul. Oui, ce mélange est possible, et c’est d’ailleurs cette effronterie qui m’a convaincu du talent de ces jeunes hommes.

 

Khruangbin – Con Todo El Mundo : J’entre enfin en 2018 avec ce qui sera probablement l’un de mes albums de l’année (oui déjà). Cet album sent le soleil et l’opium, un savant mélange de psychédélisme oriental et de funk thaï en provenance directe du Texas. J’en veux pour preuve la chanson Maria También, hommage à la vie des femmes iraniennes dans les années 70 avant la révolution. Une belle et planante réussite.

 

Marmozets – Knowing What You Know Now : Après un premier album totalement explosif, la suite laissait présager du très bon. Et c’est toujours un peu le problème quand un groupe est attendu au tournant : ça passe ou ça casse. Il en ressort un sentiment assez mitigé de mon côté, Marmozets ayant selon moi perdu la fougue qui les rendait si singulier, tombant soit dans un pastiche d’eux-mêmes, soit dans un rock anglais basique à peine véner (Like A Battery). Les progrès sont là, notamment du côté de Becca dont la voix est méconnaissable, mais on est loin d’un enchaînement de tubes. Restent les singles, diablement efficaces.