L’épreuve du second cd, jamais vraiment évident, toujours quelques problèmes, surtout lorsqu’on a été adulé avec le premier essai, et consacré meilleur groupe un peu partout dans le monde. on tente souvent de changer un peu la recette, de se calmer un petit peu, histoire de prouver qu’on a gagné en maturité, ou au contraire, on prend plus de risques, parce qu’on sait qu’on est les meilleurs. Franz Ferdinand a sorti son second cd après l’avoir (très) partielement défendu lors de son dernier passage en France, pendant le festival Rock En Seine. ca laissait augurer du meilleur, la patate à mort, la classe à donf’, et la frange coupée. oui, gros buzz outre Manche pendant le début d’année Oulala, Alex il a rasé sa frange, Shoking …. oui, mais il écrit toujours des chansons non ? Oui. Voilà ce deuxième album, sobrement intitulé (hum hum) ‘You Could Have It So Much Better With … Franz Ferdinand‘. Alors, plus calme que le dernier ? plus Rock ? plus dansant ? enfin mieux ou à chier ? Question sans réponse réelle.

D’entrée de jeu, les intentions sont claires avec ‘The Fallen‘. Petit riff, entrée de batterie classique, une tonalité légèrement plus rock, pour revenir vers un Rock dansant plus habituel. Rien de bien neuf donc. oui, mais, premier constat, c’est toujours aussi frais et sympathique à l’écoute. Puis, déjà le premier Single, ‘Do You Want To‘. Mini claque. Claque parce que là, le vrai tournant est arrivé. là où le premier cd ne mélangeait pas les genres dans chqaues chansons, mis à part dans le magnifique ‘Jacqueline‘, ici, les Ecossais jouent sur ce titre à fond la carte Rock 80’, et ça marche, une basse disco, un ptit riff ultra simple, et des choeurs propres, première vraie bonne surprise de l’album.

Emballement total avec ‘This Boy‘. beaucoup plus nerveux que le premier cd, la tendance se confirme avec ce titre speedé, où la voix de Kapranos sur le couplet et le riff bizarre nous les montre d’une façon bizarre, on a en effet l’impression de voir les Franz Ferdinand machiavéliques aperçus dans le clip de ‘This Fffire‘, leur dernière tuerie du premier album. Les franz semble avoir joué la carte de l’urgence musicale sur cet album. Mais le premier morceau d’anthologie est bien ‘Walk Away‘, splendide ballade posée, où Kapranos calme le jeu le temps de quelques minutes. Du grand classique Pop, guitare acoustique accompagnée d’une electique au son Clean, une batterie et une basse sobres, on ne peut que constater l’efficacité de la recette du chef Kapranos.

Plus loin, encore une ballade,avec ‘Eleanore Put Your Boots On‘, et son duo Guitare acoustique Piano. Superbe. Les Ecossais n’hésitent pas à ecrire des chansons soit Rock, soit ballades. Et ça marche, puisque qu”Eleanore […]‘ s’impose dès la première écoute comme LE morceau de ce deuxième album. Plus classique Rock, le déjà connu ‘I’m Your Villain‘, renoue avec la tradition ‘Take Me Out‘, avec ses deux phases, plutot dansantes, et puis Rock. très bonne chanson, qui n’hésite pas à frôler le Punk de façon efficace. Réussite, ce morceau éjà joué en public depuis un moment est appelé à devenir un des nouveaux Hymnes Ferdinandesque.

Retour au Rock urgent avec ‘You Could Have It So Much Better‘, Rock sous amphètes, qui me rappelle un morceau que j’avais Jadis composé (huhu). Oui, ma vie est trépidante, mais pas autant que cet album. 2 minutes 41 secondes de Rock n Roll bien nerveux, ça fait du bien, surtout avant les deux denriers morceaux, peut-être plus posés. ‘Fade Together‘ d’abord, écrite et chantée par le guitariste Nick Mc Carthy, ballade douce et tendre, duo piano-guitare. Puis c’est ‘Outsiders‘ qui clôt un album en forme de boucle. On commencé avec un classique des ‘Franz Ferdinand‘, on termine avec un demi-frère d’‘Auf Achtse’.

Alors ? que penser de ce disque ? Qu’il est très bon déjà, varié, plus tranché que le premier. il semble que les Ecossais n’ait heuresement pour nous pas perdu leur sens de la mélodie et du riff qui fait mouche. Tant mieux, car même si cet album n’est pas LE cd de l’année, il s’impose comme l’un des meilleurs album de Pop-dansante de cette rentrée. Et là, tout de suite, j’ai envie de hurler YARGLAAAA ! et de les revoir en concert.