Un album plat. C’est ce que j’avais compris avant en recevant le cd. Il débute par un puissant larcen, avant de plonger dans une ambiance electro calme. Playing The Angel marque le grand retour en studio de Depeche Mode, après Exiter, paru en 2001. Grand nouveauté, Dave Gahan, suite au succès de son album solo, a composé trois chansons. mais la réelle question était de savoir si un groupe dispersé dans le monde (Londres, New York et Californie), allait pouvoir retrouver une cohérence.

Cet album est avant tout un album d’ambiances. Question ambiances, on sait le groupe capable de les poser à sa guise, tantôt sombres, voir malsaines, tantôt, electro, ou Pop, il a toujours su se réinventer. C’est le cas ici, avec la deuxième piste ‘John The Revelator’, chanson hypnotique Electro-pop, accompagnée de choeurs Gospels sur le refrain, surement l’un des futurs tubes du groupe. ‘Suffer Well’ est la première chanson écrite par Gahan, les deux autres étant ‘I Want It All’ et Nothing’s Impossible. Son refrain partant dans les sphères lyriques se perd dans les effets electroniques accompagnant le chanteur, avant de revenir vers un electro plus dénudé et plutot réussi.

Plus loin, c’est ‘precious’, premier single du groupe, qui se charge de ralentir le rythme. Une chanson plus orientée vers la Pop, qui remplie bien son rôle, avec sonr efrain qui rentre bien en tête sans être pour autant lourd et gnangnan. ‘Macro’, et son ambiance assez pesante, chantée par Martin Gore rappelle les chansons les plus sombres du groupe. . Mais le sommet de la noirceure est atteint avec ‘I Want It All’, morceau le plus lent de tous, sorte d’ambiance trip-hop menaçante et synthétique. On note tout de même une certaine urgence dans la plupart des chansons de l’album, comme le confirme ‘Nothing’s Impossible’, le très pop ‘Damaged People’, ou encore ‘Lilian’.

Playing The Angel était attendu par bon nombre de personnes, fans ou non, et s’impose comme un vrai bon album Electro-pop, malgré peut-être un peu trop de platitude, que le groupe maîtrise néammoins et qu’il s’amuse le plus souvent à briser.