Du pop-punk flirtant avec de l’emo, des composotions pleines de sombres émotions, une production léchée, des mèches virevoltantes… Non j’déconne, rangez vos fringues Atticus, Dirty Fonzy, c’est du pur punk rock, ça vient d’Albi, et ça ne fait pas dans la mélodie mielleuse. J’prends une bière, je souffle, et on est parti.

Here We Go Again‘, second album du groupe, débute les hostilités avec ‘I Try‘, au tempo urgent, avec ligne de guitare stridente et choeurs biens présents. Du punk, je vous dis. Tellement punk tout au long du disque que la variété musicale ne sera pas un élément clé de la nouvelle livraison des albigeois, malgré les accents reggae de la sympathique ‘Loaded Guns‘ ou la rythmique ska de ‘Bad Boy‘. Ouais, mais bon, c’est du punk, à la limite, l’éclectisme on s’en fout dans le cas présent. Car Dirty Fonzy fait du punk (t’as pas compris ?) et le fait plutôt bien. La cuivrée ‘Radio N1‘, premier extrait dévoilé sur le net, est efficace à souhait, tandis que le single éponyme en fera brailler plus d’un. La très californienne ‘Cruel Girl‘ est taillée pour rester dans nos cerveaux rongés par le malt et le houblon. L’harmonica, présent notamment dans ‘Million Miles Away‘, la plage finale, ne fera que réjouir le punk transpirant qui est en nous, avec un ultime moment de rage en fin de morceau. Tout le reste est aussi punk, punk, et punk, dude.
La rocailleuse voix d’Angelo se prête parfaitement aux compositions du groupe, et s’éclaircit seulement lorsque les autres zicos s’occupent des choeurs, souvent efficaces. La prod’, elle, n’est pas lisse du tout, bien à l’arrache comme il faut, bien punk, quoi. Des guitares plus tranchantes n’auraient pas été désagréables, mais bon, après tout, on est punk ou on ne l’est pas.

Vous l’aurez compris, Dirty Fonzy ne fait rien d’autre que du punk rock, teigneux et efficace. ‘Here We Go Again‘ ne révolutionnera pas le genre, mais s’avère être un bon disque, à écouter pour se lâcher, pour bouger, pour bosser, pour jardiner, pour baiser (si votre partenaire est un(e) nerveu(se)x), en portant un t-shirt rayé rouge et noir -comme l’artwork-, avec une binouze dans les parages, toujours. Et c’est déjà pas mal.