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Malgré une période musicale compliquée en termes de live, VisualMusic a décidé de recenser par membre de l’équipe son best of de l’année. Ayant écouté votre demande, kamarades, nous vous livrons nos impressions sur 2021.

Son résumé.
2021 est définitivement l’année qui a fait de moi un boomer: Je n’ai écouté que des vieilleries sorties il y a vingt ans, ma curiosité pour les nouveautés musicales a décliné en même temps que les probabilités de voir des groupes étrangers jouer des concerts pas trop loin de chez moi. Même si les news tristes (mort des batteurs Joey Jordisson de Slipknot et Daff d’Uncommonmenfrommars entre autres) sont celles qui m’ont le plus marquées, il y a quand même quelques sons obscurs qui ont fait vibrer ces 12 derniers mois.
Les disques

The World Is A Beautiful Place and I’m No Longer Afraid To Die – Illusory Walls

Malgré son nom tellement à rallonge que même l’acronyme (TWIABP & IANLATD) semble trop long, j’avais oublié jusqu’à l’existence de ce groupe dont j’avais laché la trajectoire il y a 5-6 ans, et je suis très agréablement surpris de les retrouver aujourd’hui. Leur 4e album Illusory Walls est un trip qui tient autant de la veillée hippie du premier Arcade Fire que de l’envolée guitaristique à la Mogwai – toujours dans cet atmosphère limite pop qui détonne largement dans la scène post-machin à laquelle le groupe est souvent affilié.

 

Dirty Fonzy – Still The Worst

Still The Worst, c’est un vrai concentré du savoir faire des albigeois de Dirty Fonzy. En 7 titres (et moins de 15 minutes) les désormais vétérans du french punk game naviguent sans vergogne entre brulot hardcore et punk mélodique à souhait pour un album pensé pour faire la fête une fois viré du bar, la gueule dans le caniveau.

 

Tenue – Territorios


Depuis quelques années je découvre une scène bruyante fort sympatique venue d’Espagne: après la déflagration Drei Affen, c’est Tenue qui nous construit un bien bel édifice hurlant qui mêle tout ce qu’on aime, comme les paroles scandées façon At The Drive-In, les breaks qui soulèvent la cage thoracique, la basse omniprésente, les passages vrombissant à la limite sur Doom et pleins d’autres friandises qui ornent ce morceau de bravoure de 30 minutes.

Les singles

Zulu – Straight from Da Tribe of Tha Moon

Ne vous fiez pas à ce clip qui évoque un énième ego trip d’un quelconque rappeur californien: Zulu est une fulgurance hardcore comme on en a rarement vu, aussi vivifiante que volatile. The Shape of punk to come ?

Johnnie Carwash – Teenage Ends

Dans la catégorie révélation indé hexagonale de l’année, c’est le trio lyonnais Johnnie Carwash qui remporte la timbale avec ses airs mutins et son garage sautillant et quelque part entre FIDLAR et Dinosaur Jr. Si Teenage Ends n’est pas le morceau le plus représentatif du groupe, son clip est un petit bonheur que je me repasse régulièrement.

Stinky – Misery (Gallows Cover)

Les nantais de Stinky qui reprennent un de mes titres préférés de Gallows, c’est le petit bonbon qui ne se refuse pas – et ça me console de la déception relative qu’a été l’album de Frank Carter and The Rattlesnakes.

Les concerts
Aie. Les concert ça a été compliqué cette année, ceux auquels j’ai assisté tiennent sur les doigts de la main, et ils ont eux lieu sur des parkings ou dans des sous sols de bars. Donc plutôt que de faire un tops, je vais remercier Lysistrata, Francois and The Atlas Mountain, Touccan, Grand Detour, Ventre de Biche et les quelques autres groupes / artistes qui m’ont rempli les oreilles les rares fois qu’il m’a été possible d’assister à un « spectacle de musique amplifiée »

Les salles de concert étaient fermées, mais les salles de cinéma ont été ouvertes au moins six bons mois cette année, youpi. Il y a selon moi deux films sortis cette année qui sont à recommander à kamarade de VisualMusic:

On-Gaku – de Hiroyuki Ohashi

Pendant que la moitié de la France se jetait sur les terrasses pluvieuses, j’ai retrouvé le confort des salles obscures avec On-Gaku, un film d’animation cradingue où j’ai vu 3 jeunes paumés jouer un rock primitif, terroriser des hippies et se faire courser par des punks à crête. Je n’aurais pas pu rêver mieux pour mon déconfinement.

Sound of Metal – de Darius Marder

En plus de sa peinture un brin nostalgique des tournées punk DIY, Sound of Metal est un formidable essai sur la perception des sens et la notion de handicap. Allez voir Sound of Metal au cinéma si vous le pouvez, au moins pour profiter pleinement du taf de maboule fait sur le son – et de l’incroyable performance de Riz Ahmed. Et puis merde, pour une fois qu’un film mérite son Oscar…

attentes 2022
Sans trop y croire: des concerts debouts, et pourquoi pas des festivals en plein air, soyons fous.