Comment ça 2016 était une année pourrie ? Je ne vois pas de quoi vous parlez… Arrêtez Monsieur, laissez-moi tranquille je vous dis. Aucun souci avec cette année. D’ailleurs, avec la musique, tout passe crème. Et puis, c’est quand même l’année où la Russie domine le monde comme jamais. On résout les conflits en Syrie, on fait élire Trump pour faire chier les pays de l’Ouest, on lance la v6 qui change la face des internets. Bonheur dans nos cœurs.

Top albums 2016

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Every Time I Die – Low Teens

Lui. Lui, et seulement lui. C’est mon album 2016, point barre. Je n’ai pas eu le temps de le chroniquer mais  IM-PO-SSI-BLE de ne pas parler d’un disque dont les arrangements et la délicatesse n’ont d’autre équivalent qu’un parpaing dans la gueule. Encore une fois, la formation de Buffalo démontre toute sa puissance avec un opus qui arrache de bout en bout. Et même le « It Remembers » plus radio friendly finit par passer crème. À écouter d’urgence et surtout, persévérez si vous n’êtes pas familiers du registre musical. Quel registre ? On ne sait plus trop avec eux ; metalcore, rock n’core, chaotic hardcore, j’entends de tout mais on s’en fout ! Ça poutre comme jamais, sûrement même leur meilleur disque avec un Keith Buckley au top et des titres qui s’enchainent très très bien, parfois plus hardcore, parfois plus rock mais la bonne dose pour ne jamais vraiment relâcher.

 

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Wild Beasts – Boy King

Une découverte que je dois au Grand Mix alors que je me cherchais simplement un concert à photographier et même si cet opus divise véritablement leurs fans de par son virage sonore, je dois dire que ce disque d’électro indé ultra sexy m’a bien fait zouker. J’ai vite accroché malgré une voix particulière et des arrangements électro ultra présents sur des titres aux noms aussi étranges que « Big Cat » et «  Get My Bang ». Un disque qui sent la séduction virile (y’a même les titres « Tough Guy » ou encore « Alpha Female » pour le prouver) et qui donne quand même sacrément envie de trémousser son petit corps de bonhomme viril.

 

56777-threePhantogram – Three

Autre surprise tardive de cette année 2016. Plus qu’un corps, Phantogram, c’est un duo électro (encore) qui envoie quelques titres bien sentis alors que mes premières écoutes les classaient dans la catégorie radio friendly. Faut dire que le clip du premier single lorgne clairement de ce côté du public. Pourtant les arrangements électro de Josh Carter (et parfois sa voix même en contre balance) font bien souvent mouche et j’ai pris un certain plaisir à écouter « Three » le dernier opus (et le reste de la disco dans la foulée). Comme quoi d’une demande d’interview que nous n’avons pu honorer, j’aurais au moins retirer un très bon album (et une nouvelle amoureuse <3 Sarah Bartel).

 

 

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Metallica – Hardwired… To Self Destruct.

Oui, je sais, je sais. Metallica. Genre le truc un peu bateau. Ma chronique n’a beau être qu’un petit 3,5 et si je ne l’attendais pas de ouf, ce disque continue de tourner chez moi et dépasse déjà, en nombre d’écoutes, certains disques que j’avais bien apprécié durant le premier semestre. Ça en dit long. Mais je ne vais pas répéter ma chronique mais oui, ces riffs bien identifiables, ça passe toujours bordel !

Nine Inch Nails – Not The Actual Events

Il ne s’agit que d’un EP que j’ai déjà fait tourner une vingtaine de fois et sur lequel je vais manquer de recul mais on parle de NIN les enfants. OBLIGÉ ! Et ce son de nihiliste, là. Purée… Bravo Trent pour avoir tenu parole avec une sortie durant les fêtes, là où aucune major n’ose s’aventurer.

Flops 2016

Les premières écoutes m’avaient emballé, la durée a vite fait plier tout ça sur le dernier Jagwar Ma (trop dans leur mix), White Lies (trop eux-mêmes), The Kills (trop faciles), Ghost (trop pop), les Deftones (trop lisses), Gone Is Gone (trop rock FM). Je devrais mettre Sleigh Bells mais depuis le temps, peut-on encore espérer l’inpiration noisy crado du premier disque après plusieurs tentative déjà ratées ? Bien sûr que non !

Top titres 2016

Saosin – Racing Toward a Red Light

Anthony Green est encore capable de gueuler et ça fait plaisir à entendre.

Slaves – Take Control

Simpliste comme un titre punk mais qui donne envie de retourner son bureau et d’envoyer chier son patron. Enfin, quand on en a un.

Frank Carter – Snake Eyes

J’ai beau le préférer dans un registre plus brutal, le rouquin balance 2 singles qui donnent déjà très envie d’être fin janvier pour découvrir la suite de l’excellent « Blossom ».

Fews – The Zoo

Une belle réputation en live précédant un bon premier LP précédant une tournée européenne en première partie des Pixies… Des fois, tu te dis qu’il n’y a pas de hasard.

TAUR – Oathbreaker

Quand ton srab claque 2 EP de qualitey que même toi, tu te demandais si tu pouvais apprécier ce registre pop mélancolique… Et là, la claque. Vivement 2017.

 

Le plaisir coupable 2015/2016

Ça aussi, je le dois au Grand Mix. Je cherchais une date en Février et je tombe sur ce corps. Cette voix. Des millions de vues sur Youtube. Marina and The Diamonds Au Grand Mix ? Le manager de Mark Lanegan qui propose ça ? Kamoulox. La preuve qu’à force d’écouter de la synth pop wave, je vais finir par écouter de l’europop en 2020. Et c’est pas le fait de la voir trainer avec Charli XCX ou encore Bethany Consantino qui va sauver ma propre street créd’.

Top concerts 2016

Là, tout de suite, le top, Frank Carter à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Énergie de ouf, ambiance de ouf, chaleur de ouf, cadre de ouf et un frontman ultra dispo et abordable qui prend le temps de saluer TOUS les fans passant le voir. Vivement la tournée 2017 (faites gaffe, c’est en janvier/février). Je peux citer Ghost pour la scénographie topissime (un régal à photographier en plus), Puscifer à l’Ancienne Belgique encore qui accueilliat aussi l’un des retours les plus fulgurants de cette année avec At-The Drive-In (et un Omar retrouvé), et bien évidemment les soirées de clôture de la Péniche à Lille, salle désormais fermée, avec le fait d’assister aux balances de Triggerfinger (mais ça on en reparle dans un futur billet où je vous raconterai tout ça).
Bonus stage en voyant Richard Patrick live (mon adolescence comblée) et Kyle Gass à défaut d’avoir vu Tenacious D plus tôt dans l’année.

Les oubliés de 2015

Si vous ne l’avez pas encore compris, le « Blossom » de Frank Carter et surtout, le dernier Puscifer, « Money Shot » sont à écouter d’urgence si vous étiez passés à côté à cause des premiers disques pas forcément hyper convaincants. D’ailleurs, il serait dans mon top 2016 s’il n’était pas de 2015. Clair. Et net.

Attentes 2017

En vrac, les retour en live des Smashing Pumpkins originels sur scène (oui, oui), plus de Nine Inch Nails (confirmé par Reznor), la frénésie créative de Green déjà de retour avec Circa Survive, le nouveau Frank Carter, le nouveau projet de Mike Patton (annoncé comme plus punk). Pour les espoirs possibles mais non garantis UNKLE. Et dans la catégorie fantasme total le nouveau Tool (lolilol).

2017, l’année de la V7 ?