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Bon. On le sentait venir. D’autant plus depuis notre podcast dédié au Hellfest 2021 sur RSTLSS, c’est désormais confirmé, le Hellfest 2021 n’aura pas lieu. Alors même si certains média s’amusent (ce matin) à titrer “les festivals de l’été auront bien lieu MAIS sous réserves”, soyons clairs, ce sera un nouvel été sans musique rock. Si l’État autorise les festival de 5000 places, assises AVEC distanciation sociale, c’est bien parce que c’est plus que suffisant pour aller voir Pomme ou Eddy De Pretto aux Francofolies (seul festival enthousiaste apparemment sur Franceinfo ce matin) ou aux Vieilles Charrues qui prônent la réinvention en regard du contexte exceptionnel (mêle si la venue de Céline Dion y est annulée, flûte alors).

Du côté de Clisson, les choses sont clairs pour Ben Barbaud dans sa dernière interview :

“Pour moi, ce sera une nouvelle année blanche.”

Du côté des Eurock (pourtant très optimistes il y a encore quelques semaines), la tenue est incertaine autant que pour le Main Square Festival et son directeur, Armel Campagna :

“Pas de décision hâtive. Il n’y a rien de définitif. Même si on n’a pas fixé de date de revoyure avec la ministre, les discussions vont se poursuivre. Il y a quand même un énorme paradoxe entre le fait qu’on dise que la situation n’exige pas un nouveau confinement, mais que notre secteur soit contraint d’accepter d’être encore sacrifié. Un sacrifice qui ne repose sur aucune donnée concrète (les concerts test changeront peut-être la donne, mais ils interviendront trop tard, ndlr)…”

Certes, l’été ne sera pas silencieux mais il ne sonnera pas mieux pour autant.

Même son de cloche du côté du Motorcultor et de son directeur, Yann Le Baraillec, car les festivals qui tiendraient feront face à un souci majeur :

“Un événement assis de 5 000 personnes, ça ne s’appelle pas un festival mais un concert. En plus si on nous enlève le bar et la restauration, on nous supprime 30 % de nos rentrées financières. C’est difficile d’imaginer un modèle économique viable dans ces conditions”.

Le gouvernement n’exclut pas de faire évoluer les conditions mais pour beaucoup de festivals, il sera bien trop tard pour la plupart afin d’organiser ces grandes messes musicales.

Source : The World Wide Web