Bordel… La claque que m’avait foutu The Devil And God Are Raging Inside Of Me à l’époque (fin 2006). Avant, je connaissais juste une ou deux chansons, je trouvais ça sympa, sans plus. Puis cet album… Oui, la claque, c’est ça. Autant dire que trois ans après, j’étais assez impatient d’écouter ce que Brand New ressortait en espérant déjà passer ma fin d’année à écouter le même cd pendant deux mois au moins. Ce Daisy, s’il se laisse écouter facilement, synthétise en fait a peu près tout ce que Brand New a fait jusqu’ici. C’est à dire qu’en fait c’est la transition parfaite entre Deja entendu et The Devil & God […].

Ca gueule un peu plus qu’à l’accoutumée, comme à l’époque, mais les instrumentations n’ont dans l’ensemble plus rien à voir avec le pop-punk d’antant et lorsque nos amis s’emballent, ça ressemble à du rock. Daisy oscille entre pop et rock. Et ça le fait généralement assez bien, comme avec le morceau d’ouverture ‘Vices’ celui qui rappellerai éventuellement le plus l’ancien Brand New, comme histoire d’achever la bête maintenant et de continuer l’esprit plus libre, ou encore sur ‘At The Bottom’ et le cul-terreux barré ‘Be Gone’, sorte de complainte blues du Cow-Boy malade.

On a donc le droit trois ans plus tard à un bon album, bien carré comme il faut, la surprise en moins. Et à froid (car ça fait un moment qu’il est sorti), j’avoue que je le ressortsmoins que son prédecesseur, que l’ensemble manque du petit quelque chose qui le ferait passer de bon à excellent. C’est peut-être moi pourtant, car tout est plus ou moins là pour en faire quelque chose de vraiment plus chouette.