A la croisée de Sonic Youth et de Radiohead vient se placer parmi tant d’autres Alaska Square. Tant dans leur format que dans leur structure mélodique, ces deux groupes érigés au rang de culte ont eu l’influence facile au cours des dernières années. Sur le papier, il faut avouer que ça donne. Mais bien souvent, le résultat laisse sur sa faim. N’est pas Thurston Moore ou Thom Yorke qui veut, et ce même si on les trouve surestimés.

On aurait pu dire que, comme bien des artistes, les français d’Alaska Square n’avaient pas brillé du tout sur ce coup-là avec ce premier EP. Mais non. Pas transcendant pour autant, les quatres chansons de ‘Cosmodrive‘ sont charmantes. Des courbes fines, élégantes, douces… Un style à la française, en somme. Tellement qu’il est facile de reconnaitre l’accent de ceux qui comme tant d’autres ont subi le médiocre niveau de l’enseignement français de l’anglais. Un accent qui gagnerait autant à être maitrisé que le chant. La belle ‘The Man Who Wasn’t There‘ aurait notamment été bien plus évoquante avec un chant plus puissant, peut-être moins timide en fait.

Sauf que réclamer la maitrise parfaite à un jeune groupe, c’est salaud. Certes, à VisualMusic, nous ne sommes pas les plus gentils. Mais Alaska Square ne peuvent que s’améliorer. Enfin, on l’espère.