Alone With King Kong, c’est le genre d’artiste qui avance à pas de loup, installe discrètement ses petites chansons et finalement se niche durablement dans le crane sans qu’on s’en plaigne. Au contraire, même. On sourit quand il nous raconte avec espièglerie ses premières heures créatives (Down in the basement again), sa phobie du téléphone (If sombedy calls…) ou sa maladresse (L’excellente That’s too bad, The subtle art of making friends) le tout avec la morgue d’un Eels et la décontraction du Beck période Odelay. On aime ses arrangements au glockenspiel, sa basse enjouée, sa pop héroïque.
Par contre, on oubliera poliment les quelques morceaux de remplissage et on ne pourra s’empêcher de penser que le précédent Thee Hats On One Head était plus marquant, effet de surprise oblige. De petits défauts rattrapés par la perle pop rock qu’est le featuring avec les très bon Twin Pricks.

En écoutant The Hardest Step, on se surprend à paraphraser un célèbre slogan : Alone with King Kong, laissez le charme agir…