Le mot qui correspond surement le mieux au blondinet scientologue du Folk est probablement Inconstance. Ce type est un fou. Il enchaîne les albums comme les fleurs sur un collier Tahitien, touchant tour à tour au génie, et comme avec son précédent opus, Guerro, à quelque chose de limite indécent.

Par contre, on peut lui reconnaître une qualité certaine, c’est celle de l’ecclectisme le plus complet. Compositeur Folk assez génial, il sait aussi toucher au Funk-rock, ainsi qu’au Rap. Au Rap au sens ou il pose un flow sur une musique, elle pas franchement Rap, comme sur ‘Elevator Music’, qui ouvre l’album. Assez difficile à décrire, son deuxième titre, ‘Think I’m In Love’ s’impose comme une comptine Pop-folk au beat et au riff répétitif et donc entêtant, jusqu’au break bien sentis et qui impose ce deuxième morceau comme l’un des tous meilleurs de l’album. Grossier Funk-Rap à la limite du foutage de gueule, ‘Cellphone’s Dead’ montre comment pratiquer la musique de façon ludique. car c’est ça Beck, enfin sur cet album en tout cas, c’est jouer en prenant son pied, faire référence en s’amusant a ce qu’on aime.

Le disque est tellement varié qu’en 15 morceaux et une heure de temps, ils erait possible de parler pendant le double ou le triple. ‘Movie Theme’ par exemple ressemble à un bon trip aérien de 3 minutes tandis que ‘Nausea’ est surement le titre qui marquera le plus les esprits pour son côté Folk-pop. Un disque donc, qui s’il n’est pas le meilleur du Sieur Beck Hansen reste en tout cas une très bonne surprise, supportée en tournée par une mise en scène assez hallucinante et géniale. Un disque Ludique et presque sensitif, à la limite du jouissif parfois.