Seconde partie des vite fait consacrés à Blood Music. Avec cette fois trois albums sortis début 2018. Toujours à la croisée des chemins entre métal et electro, on parlera notamment d’une des figures de proue du genre, GosT, et d’un français, Emeric Levardon.

 

Master Boot Record – Direct Memory Access : Rarement un album n’aura aussi bien porté son nom. Mélodies nerveuses au synthé, grosse section rythmiqe métal, c’est speed, ça laisse peu de répit, tant et si bien que ça en devient légèrement lassant sur la fin. Pas fan des voix rauques, je passe mon tour sur les parties chantées. On aime par contre les sons 8 bits, aucun instruments, tout par ordinateur! On se met à penser que certains morceaux auraient pu figurer dans l’OST, au hasard de Super Meat Boy.

 

GosT – Possessor : Si la filiation sur papier est nette avec Carpenter Brut (GosT aime les 80’s, J. Carpenter, les synthés et les grosses basses), la formule repousse les limites de l’atmosphère slashers et livre avec ce troisième LP une excellente synthèse pop VS noirceur, l’esthétique macabre en plus. Peut-être plus jusqu’au boutiste qu’un Carpenter Brut (sur Légion par exemple), aucune concession ne sera faite en dehors de quelques passages plus léger histoire de respirer avant d’y retourner.

 

Hollywood Burns – Invaders : Derrière ce nom ce cache le français Emeric Levardon, auparavant compositeur pour web séries et TV (sur feu No Life). L’influence de Danny Elfman est perceptible tout comme les références aux créatures des années 50. Ed Wood aurait adoré. D’ailleurs Invaders se présente exactement comme une bande originale avec titre d’ouverture et de clôture. Soucoupes volantes, manoirs décrépits, et autre monstre imaginaire, prennent vie pendant 50mn.