2016, l’année où mon statut Visualien a changé. Passé de lecteur passif à actif au fil des années, j’ai fait le grand sôt saut pour rejoindre la team rouge. Le motif principal étant les à-côtés : soirées whiskys haut de gamme/places VIP dans tous les concert/prostituées représentant 90% de l’activité. Les 10% restants, je m’efforce de recopier des news TF1 et pages Wikipédia pour parler de certains groupes (de musique je crois) et lâcher quelques chroniques réalisées par mon nègre officiel (JO).

Alors pour fêter cette fin d’année je vais m’efforcer d’écrire dans ce bilan quelque chose d’original (dans le sens étymologique de non repompé).

Top/Flop Albums 2016

Coup de Cœur 2016 : Gojira ✖︎ Magma

Est-ce réellement nécessaire de mentionner le groupe que je choisirai pour figurer en première position cette année ??? Ma seule chronique publiée avec la note maximale a été celle de mes chouchous de Gojira. Le groupe français n’a clairement plus besoin d’être présenté sur webzine rouge. Le death metal n’est pas mon style musical préféré. Pourtant, les basco-landais poursuivent une carrière frôlant le sans-faute. L’honnêteté qui transpire de leurs textes, leur technicité qui ne nuit pas à la musicalité du groupe. Un combo, une recette parfaite qui mériterait d’être appliquée par bien d’autres groupes. Clairement l’album de l’année. Vivement 2017 pour profiter d’eux en live.

The I don’t cares ✖︎ Wild Stab

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Paul Westerberg, son écriture fine, son timbre reconnaissable et ses morceaux si catchy. L’association avec Juliana Hatfield sublime le tout. Un duo dont la complicité étonne tout au long des 16 titres d’un album rock comme le bonhomme sait si bien les pondre. Le seul bémol serait l’absorption de Juliana Hatfield au sein de la monstruosité musicale qu’est Paul Westerberg. On obtient un monstre teinté de roux plutôt qu’une chimère. Dommage il me manquait que cela pour que le résultat soit tout simplement parfait.

PUP ✖︎ The Dream is Over

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Pour être parfaitement honnête, les canadiens m’étaient totalement inconnus avant cette année. Leur premier album n’ayant jamais atteint la région cochléaire de mon être avant 2016 (et même avant l’écoute de leur seconde bombe auditive : The Dream is Over).  Cet espèce de punk rock porté par la voix cassée de Stefan Babcock rappelle l’insouciance de la jeunesse. Des thèmes n’atteignant pas forcément la sagesse de Bouddha mais dont la légèreté et la façon de les aborder reste un petit pêché auditif. Comme sur la photo ci-dessus, le groupe est taillé pour tout péter dans ta PUTAIN DE BARAQUE ! Et malgré cela, au lieu de courir porter plainte au commissariat tu leur signales que tu as une maison de vacances à saccager.

Anthony Green ✖︎ Pixie Queen

Comment ça, cette sélection « Top » est à but promotionnelle ? Non, si je mets Anthony Green dans mon top de l’année ce n’est uniquement pour m’ouvrir les faveurs sexuelles du patron (je les ai déjà). C’est surtout parce que l’album du beau gosse américain dégage tout ce qu’une relation amoureuse peut avoir de beau, de complexe et de sale en même temps. « You’ll be fine » (malgré un clip écrit et mis en scène par Rock Voisine) et « Cellar » restent les pierres angulaires de Pixie Queen. Album symbolisant la complexité d’Anthony Green qui semble bien avoir besoin de plusieurs projets pour s’épanouir complètement sur le plan musical. Et c’est tant mieux pour nous.

 Flops 2016

Ils sont nombreux comme chaque année. Il est plus facile d’être déçu ou tout juste satisfait que réellement enjoué. Je ne vais pas m’appesantir sur des groupes que j’ai jamais porté au nu et dont je n’attendais rien tel Blink -182Gone is Gone est une des déceptions de l’année avec un album aseptisé au possible malgré quelques promesses dans les premiers morceaux choisis pour la promo. Savoir qu’en plus ils se sont déjà lancés sur leur deuxième LP me laisse perplexe. Sad13 (ana Sadie Dupuis) est également dans les déceptions. Parce que j’ai l’impression qu’elle a le cul entre deux chaises et qu’elle passe du style Speedy Ortiz (liky) à un autre style que j’aurai du mal à définir. Ce changement me semble intervenir pour conserver sa fan-base même si l’artiste s’orienterait volontiers vers un cap électro-synthé. Sweethead fait également parti des grosses déceptions de 2016. Malgré une noyade musicale, leur album Descent to Surface reste sec sur le plan de la créativité (jeu de mot, ramucho).

Top titres 2016

The Inspector Cluzo – The Run

Rockfarmers aurait pu être dans mes top albums. Le blues rock n’est pas la chasse gardée des états-uniens. Les bouffeurs de maïs montois/gascons/landais de TIC en sont les meilleurs représentants français. Leur 5ème album prenant au trip avec un rock quasi organique est très bien symbolisé par ce titre « The Run« . Entre leur activité d’élevage, l’enregistrement de l’album et les tournées dantesques qu’ils enchainent on se demande comment ils font pour tenir les bougres !

Black Honey – All my Pride

Mes chouchous British du moment avec leur rock décomplexé, leurs clips bien foutu (dont celui de « Hello Today » avec ses influences « Tarantinesques »). Si les deux EPs sortis cette année sont de vraies petites bombes, j’attends clairement de voir ce que le groupe a dans le ventre avec un LP. Un déluge de Napalm ? Un soufflet qui retombe ? On verra mais le quatuor de Black Honey est clairement séduisant et catchy (et je ne parle pas de Izzy Baxter !).

En bonus, le fameux clip de « Hello Today« .

Bob Mould – Voices in My Head

Complètement inconnu pour moi avant 2016, Bob Mould a sorti un putain album avec Patch the Sky. Orienté garage rock et bien plus complexe qu’il n’y paraît, l’album est une réussite. Si garage rock se résume le plus souvent a un son low-fi et des textes aussi basiques qu’un Kiri, alors Bob Mould et son Patch The Sky sont le Boursin du garage rock. Ca se savoure sans crainte et sans modération.

Pete(r) Doherty – Kolly Kibber

« Kolly Kibber« , un morceau enjoué surfant parfaitement sur la vague d’Hamburg Demonstrations le second album de Doherty en solo. Un album plus pop rock que cabaret comme le premier mais qui reste très bon.

Concerts 2016

Cette année n’aura pas été l’année des concerts, pour X et Y raisons. Plaisirs coupables de découvrir les Between The Buried and Me en live en 2016 après leur superbe album Coma Ecliptic, de profiter (pour une énième fois) de l’énergie que dégage The Inspector Cluzo, de voir Peter Doherty pour la tournée de Hamburg Demonstrations (pas son pire concert, pas son meilleur non plus mais quelque chose d’assez sincère).

Les Maux de la fin et l’attente 2017

2016 ressemble globalement à une belle année de chiotte, sorte de continuité à une fin d’année 2015 peu glorieuse. La musique a mangé son pain noir avec la perte de plusieurs artistes. Seul « avantage » à cela, je me suis efforcé à écouter ce qu’ils avaient fait d’un peu plus près. David Bowie en est un bel exemple même s’il ne figure pas dans le classement. Tout simplement parce que je ne saurai où placer Blackstar dans sa discographie. Bon album sans être dans mes tops de l’année, il mérite de trouver sa place au milieu de la vaste discographie de l’anglais qui recèle de nombreuses pépites musicales. Au revoir également aux anglais de The Tapestry, l’industrie musicale a eu raison de ce groupe toujours aux portes du mainstream mais jamais du bon côté du pallier.

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Comme chaque année, on se tourne déjà vers la suivante en espérant que le meilleur est à venir. Sur le plan musical je ne sais pas parce que 2016 aura été l’année où plusieurs excellents albums sont parvenus à mes oreilles (nouveaux ou anciens). J’espère juste que 2017 répondra simplement aux attentes avec Belle & Sebastian, Japandroids (RDV en Janvier), Grizzly Bear (ils devraient avoir fini en studio !?), QOTSA, Zack de la Rocha (enfin du matos depuis One Day as Lion), Black Honey (érection en cours rien que d’effleurer l’idée)…

Ciao 2016.

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PS : dans les attentes, point de Tool ou A Perfect Circle… Je crois autant en leur sortie prochaine qu’au Père Noël !